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Tension dans la Cité des Askia : La violence se répand dans tout Gao

La principale ville du Nord, Gao est en pleine ébullition ces dernières heures. Tout est parti de la découverte, le dimanche 25 février dernier, du corps sans vie de l’un des deux jeunes arabes enlevés, à Taboye, le 21 février. Depuis la région de Gao est ébranlée par une violence inouïe aux relents communautaires. Ainsi, la communauté arabe de la ville a plusieurs fois battu le macadam demandant aux autorités administratives d’ouvrir une enquête pour que la lumière soit faite. Certains ressortissants de cette communauté ont également occupé plusieurs axes stratégiques de la ville pour exprimer leur protestation.

Avant-hier, c’est le village de Barisadji – majoritairement Songhaï – d’être attaqué par des individus armés blessant par balle trois personnes dont deux fillettes âgées respectivement de 10 à 13 ans. Des maisons et d’autres biens ont également été pillés par les assaillants que d’aucuns soupçonnent d’être de la communauté arabe voulant ainsi venger la mort des deux jeunes commerçants tués à Taboye, le 25 février dernier.

Par ailleurs, cette situation s’est un peu plus compliquée avec l’assassinat, hier mercredi 28 février, par arme automatique d’un militaire répondant au nom de Abdou Touré, garde du corps du procureur du tribunal de Gao. Son enterrement est d’ailleurs prévu cet après-midi. Deux personnes avec lesquelles il était ont également été blessées légèrement par balle. Ainsi, toute la nuit d’hier, des coups de feu ont été entendus. Poussant une partie de la population à manifester sa colère en brûlant des pneus et perturbant la circulation. Ce matin, des jeunes manifestants accompagnés de certains combattants de groupes armés sédentaires ont occupé la ville demandant au gouverneur d’intervenir pour interdire la circulation des armes. Cela n’a pas empêché les coups de feu de continuer à retentir. Il a fallu attendre l’intervention des militaires pour voir une légère accalmie. Toutefois, la tension est vive entre les communautés et à tout instant la situation peu échapper à tout contrôle. Déjà, toutes les boutiques et autres commerces qui étaient assurés par les arabes ont fermé par crainte d’être pillés.

Pour l’heure, aucune réaction officielle n’a encore été enregistrée. Il en est de même pour les groupes armés signataires de l’accord qui, pour l’instant observent un silence radio. On entend également les leaders traditionnels et religieux qui ne se sont toujours pas exprimés sur cette situation. Leur voix est certes très attendue puisqu’à plusieurs reprises cela a permis de ramener la paix entre les communautés.

Kibaru

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