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Paysage politique / L’Adema « refuse » d’assumer son rôle dans l’opposition

Après l’annonce fracassante, entre les deux tours de la présidentielle, du candidat de l’ADEMA, Dramane Dembélé, de se retirer de l’Alliance ADR pour soutenir le candidat de l’Alliance IBK 2013, c’est au tour du président par intérim de l’ADEMA-PASJ, le Pr Tiémoko Sangaré d’afficher le soutien inconditionnel du parti de la ruche au parti des tisserands. De ce fait, le « consensus » tant décrié et tant redouté est en passe de devenir une réalité.

Dans une interview accordée à notre confrère l’Indépendant, le président par intérim, le Pr Tiémoko Sangaré explique, sans ambages, que son parti n’animera pas l’opposition mais est membre de la majorité présidentielle. « …notre parti a opté pour soutenir le candidat IBK et nous appartenons, aujourd’hui, à l’alliance autour du président de la République », explique-t-il. Ces propos peuvent être interprétés comme étant une fuite en avant et un manque de courage politique. En effet, on attendait du parti de la ruche, après 20 années de règne, assumer, après les législatives, un grand rôle dans une opposition responsable et constructive. Mais force est de constater que tel ne sera pas le cas. Les maliens le voulaient, l’Adema en a décidé autrement ! Les responsables de ce parti, trop habitués  au privilège du pouvoir, refusent d’avoir l’esprit critique. Ils oublient que l’opposition d’aujourd’hui est la majorité de demain, et vice versa.  Ce refus du parti de l’abeille d’être dans l’opposition afin d’assumer pleinement sa responsabilité démocratique est un symptôme grave de la démocratie malienne. Cette phobie de l’opposition est un comportement typique du politique malien. Du coup, le peuple est en droit de se demander si les politiciens se battent pour lui ou pour des postes politiques. En refusant de jouer cette fonction d’alerte  nécessaire à toute bonne démocratie, l’ADEMA donne raison aux pessimistes qui ne croient en aucun changement au Mali. En tout état de cause, l’opposition malienne, à l’issue des législatives, risque d’être  à l’image du pouvoir d’hier. Et rien n’est fait pour insuffler un nouveau souffle à la démocratie malienne. Occupés par leurs petits calculs politiques de boutiquiers, nos politiques sont, sur le point, de laisser passer cette occasion de rebâtir notre démocratie. Ainsi, par les différents jeux de dribbles que nos politiciens aiment tant, nous sommes arrivés au résultat que les partis politiques refusent systématiquement d’assumer leur fonction pour la satisfaction ultime du peuple.

Madiassa Kaba Diakité

SourceLerepublicainmali

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