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Panafricaine des femmes à Koulikoro: les femmes demandent plus d’implication dans le Processus de réconciliation

Koulikoro, 31 juillet (AMAP) Les femmes de Koulikoro, qui s’étaient fortement mobilisées, à cause du thème « Paix, sécurité et réconciliation nationale : Enjeux, défis et opportunités pour les femmes du Mali », pour l’édition 2019 de la Journée panafricaine des femmes, pour célébrer, mercredi, ont exigé plus d’implication dans le processus de réconciliation, a constaté l’AMAP.

A l’appui de leur revendication, elles avancent que sur les 25 membres de la Commission de suivi des accords CCMA), elles ne sont que 5, sur 33 membres du Désarment démobilisation réinsertion (DDR), il n’y a qu’une seule femme, sur 25 membres de la Commission vérité justice réconciliation (CVJR), elles ne sont que 5.

En outre, ajoutent-elles, il n’y a qu’une femme sur 45 dans le cadre du secteur de la réforme du secteur de la sécurité (RSS), 2 sur les 37 autorités intérimaires et 2 comme conseillères de gouverneur.

Cette journée, dont la célébrations’est déroulée dans la salle de conférence du gouvernorat, est une opportunité de mobilisation et de sensibilisation des populations, notamment les femmes à mieux s’impliquer dans le processus de réconciliation nationale et un rôle de motivation et de pacification de la situation sociale.

« Malgré la signature de l’Accord de paix et la Réconciliation nationale parachevée le 15 juin 2015, l’implication de la communauté internationale, des plus hautes autorités du pays et les groupes armés, la paix entre les fils du pays n’est pas au rendez-vous », a souligné la directrice régionale de la promotion de la femme de l’enfant et de la famille, Bocoum Hawa Guindo. « Chacun de nous doit se demander qu’est ce que j’ai fait pour la Paix ? Nous sommes tous interpellés, que tout le monde donne le meilleur de lui-même pour dépasser les clivages partisans et faire l’union sacrée autour du Mali », a conseillé Hawa Guindo.

Le directeur de cabinet du gouverneur, Sékou Samaké, quant à lui, s’est surtout appesanti sur l’information qui, selon lui, est la meilleure des armes contre la guerre. « Mais la désinformation  ou la propagande peuvent, également, être des facteurs de haine et de division », a-t-il prévenu. « Chaque ethnie, tribu, parti politique ou association doit prendre conscience de sa responsabilité dans le processus de paix et de réconciliation, tout en respectant et en aimant l’autre. Les discours à la haine et à l’exclusion, voire au meurtre, doivent être bannis à jamais », a-t-il martelé.

Après l’historique de la Journée de la panafricaine par Esaïe Coulibaly de la direction régionale de la promotion de la femme, le clou de l’événement a été la conférence sur le thème de la commémoration animée par le chef d’appui à la réconciliation, Moustapha Diarra. Après avoir défini paix et réconciliation, le conférencier a abordé sur le rôle que doit jouer la femme dans les conflits et dans la réconciliation. Au cours des débats les femmes ont regretté qu’elles soient insuffisamment informées sur les problèmes de conflits de sécurité et de réconciliation.

Le directeur de cabinet du gouverneur a présidé l’événement, en présence de la directrice régionale de la promotion de la femme de l’enfant et de la famille et de plusieurs invités dont un nombre impressionnant de femmes.

AM/MD (AMAP)

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