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Nyèsigiso : Inclusion financière signifie inclusion sociale

Par cet atelier,  Nyèsigiso cherche à améliorer les capacités financières des utilisateurs (potentiels) des services financiers, à développer et adapter le matériel d’éducation financière pour répondre aux besoins de divers groupes cibles et contextes.

La crise multidimensionnelle qui frappe de plein fouet le Mali a accéléré les phénomènes d’exclusion. Toutefois, elle n’explique pas à elle seule la paupérisation relative d’une fraction conséquente de la population. Le nombre de ménages pauvres, calculé sur le critère de la pauvreté monétaire a fortement progressé et, les inégalités se sont davantage creusé. En cause, les politiques sociales et de l’emploi des décennies précédentes n’ont pas réalisé leurs objectifs. Les taux de chômage et de pauvreté monétaire vont dans le sens du constat d’échec. Un seuil d’alerte est manifestement atteint et rend l’action nécessaire pour maintenir cohésion sociale et équilibre économique global. L’amélioration de l’inclusion sociale, où le retour à l’emploi joue un rôle central, est un défi incontournable des prochaines années. Or, l’inclusion financière participe à la consolidation de l’inclusion sociale, par l’accès à la monnaie comme par l’accès au crédit en maintenant ou recréant des conditions
d’employabilité.

Le réseau de caisse d’épargne Nyèsigiso n’aurait pas abordé la question si l’exclusion
financière se résumait à une exception sans incidence sociale.  « Inclusion financière, facteur de cohésion sociale » était samedi dernier au cœur de la rencontre avec la fondation des femmes d’Afrique, culture mémorial Rufisque (FAC-MR)

Bien évidemment, il est établi que le crédit est surtout distribué selon un mécanisme dans lequel les prêteurs potentiels évaluent le risque associé à tout emprunteur. Le poids des incertitudes joue un rôle prépondérant dans le crédit – ou la confiance – accordé à un client.

Des choix éclairés

D’autre part, les banques et institutions de microcrédit ne prêtent pas à ceux qui assureraient le meilleur rendement social mais à ceux dont elles escomptent le meilleur profit. Une conciliation des deux sert de boussole à Nyèsigiso. Les participants à cet atelier ont pu le vérifier tout au long des présentations suivies de  débats ayant porté notamment sur le compte d’exploitation simplifié d’une petite entreprise, l’éducation financière et sociale. L’accès aux services financiers est une condition fondamentale pour la réduction de la pauvreté, la création d’emplois, la génération de revenus et la protection sociale. Cependant, l’accès aux services financiers à lui seul ne produit pas automatiquement des améliorations sociales et économiques. Pour que cela se produise, les travailleurs, les entrepreneurs, les jeunes, les travailleurs migrants, les agriculteurs, les familles avec des enfants qui travaillent, doivent être en mesure de faire des choix éclairés sur le meilleur moment pour contracter une dette, la meilleure façon d’épargner. Par cet atelier Nyèsigiso cherche à améliorer les capacités financières des utilisateurs (potentiels) des services financiers. En somme, la démarche a consisté entre autres à présenter le réseau, à développer et adapter le matériel d’éducation financière pour répondre aux besoins de divers groupes cibles et contextes.

Ibrahim Yattara

Source : L’Informateur

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