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Mali : Dr Oumar Mariko placé sous mandat de dépôt pour ” propos injurieux via les réseaux sociaux”

Après avoir passé la nuit du lundi en garde à vue au Camp 1 de la gendarmerie, le président du parti Solidarité africaine pour la démocratie et l’indépendance (Sadi), l’ancien député élu à Kolondiéba, Dr Oumar Mariko, et deux autres personnes ont été placés sous mandat de dépôt par le tribunal de Grande instance de la Commune IV de Bamako, ce mardi 07 décembre 2021. Il s’agit d’Aboubacar Camara, administrateur du groupe réseau Kayira et le cyber activiste Boubacar Soumaoro dit (Bouba Fané).

Cette interpellation fait suite à un enregistrement vocal qui défraie la chronique sur les réseaux sociaux depuis quelques jours. Dans ce vocal, on entend une voie attribuée à Dr Oumar Mariko, s’en prendre au Premier ministre Choguel Kokalla Maïga à travers des propos « injurieux et grossiers ». Selon certaines analyses sur les médias sociaux, l’enregistrement controversé objet de l’interpellation, serait une réaction de son présumé auteur, à un autre vocal devenu « viral » sur la toile à travers lequel des propos seraient attribués au chef du gouvernement, antérieurement à sa nomination comme Premier ministre.
Selon le substitut du procureur près le tribunal de Grande instance de la Commune IV de Bamako, Mamadi Tounkara, en charge du dossier, les trois personnes ont été placées sous mandat de dépôt pour « des faits d’injures sur les réseaux sociaux, et pour complicité et divulgation du secret de la communication ». Ces faits sont prévus et punis par les dispositions des articles 21, 55 et 56 de la loi portant répression de la cybercriminalité au Mali. Mais aussi conformément aux dispositions de l’article 24 du code pénal.
Dr Oumar Mariko et ses co-prévenus comparaîtront devant le juge le 15 février 2022 au tribunal de la Commune IV.
Il faut rappeler que cette interpellation du leader politique, s’inscrit dans le champ d’application de la loi n°2019-056 du 05 décembre 2019 portant répression de la cybercriminalité au Mali. Une disposition juridique qui met l’accent sur la protection des données à caractère personnel, notamment l’enregistrement et la diffusion illégaux des conversations et autres images par voie de presse et sur les réseaux sociaux.
Dans un communiqué publié dans la foulée, le collectif des avocats pour la défense d’Oumar Mariko et ses co-prévenus, a indiqué avoir pris acte du mandat de dépôt décerné contre leurs clients dont ils contestent<< le bien fondé et ma légalité>>. Ainsi, le collectif des conseils, dont figure l’ancien ministre de la Justice, Me Mamadou Ismaïla Konaté, souligne se réserver le droit dagir aussi bien contre le mandat de dépôt que l’ensemble de la procédure << qui viole les règles de droit, lew libertés et le caractère privé et confidentiel des échanges mis en cause>>
A. TRAORÉ
Source: L’Essor

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