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Lutte contre l’accaparement des terres : UNE CARAVANE OUEST-AFRICAINE FAIT RESONNER LE TABALE

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L’initiative, qui mobilise environ 300 participants, entend engager un dialogue social et politique autour des enjeux et des droits sur le foncier

Une caravane ouest-africaine baptisée « Droit à la terre, à l’eau et aux semences paysannes, une lutte commune » a pris la route depuis jeudi dernier. L’annonce du départ de la caravane a été faite le même jour par la Convergence malienne contre l’accaparement des terres lors d’une conférence de presse. Celle-ci était animée par le président de l’association, Soungalo Koné, et le secrétaire administratif de l’Union des associations et des coordinations pour le développement et la défense des droits des démunis (UACDDD), Yaya Tangara.
L’objectif principal de la caravane, selon ses initiateurs, est d’engager un dialogue social et politique autour des enjeux et des droits sur le foncier. L’initiative rassemble les 15 pays de la CEDEAO. Elle s’attache à « faire entendre les voix des communautés et des populations et à interpeler nos autorités politiques et administratives nationales et les institutions sous-régionales (CEDEAO et UEMOA) sur les questions de la terre, de l’eau et des semences paysannes ».
Partie jeudi dernier du Burkina Faso, la caravane arrive en principe aujourd’hui au Mali. De notre pays, elle prendra ensuite la direction du Sénégal qui constitue sa dernière étape. Des conférences populaires, des projections de films et des rencontres avec les communautés, les élus, les des autorités administratives et institutionnelles sont organisées tout au long de l’itinéraire.
La caravane mobilise les organisations et mouvements sociaux en Afrique de l’ouest et ambitionne de construire un mouvement fort afin de faire valoir et sécuriser les droits des communautés et promouvoir l’agriculture familiale, l’agroécologie paysanne et la souveraineté alimentaire.
L’étape malienne prévoit un forum, le 8 mars à Sikasso, sur les  semences, l’agroécologie paysanne et les femmes, un atelier du Comité ouest-africain pour les semences paysannes (COASP), une foire aux semences, toujours Sikasso.
L’étape de Bamako se déroulera 9 au 10 mars et sera également marquée par plusieurs activités : une marche nationale contre la loi foncière agricole, un atelier-débat sur les régimes fonciers et les droits à l’eau et un atelier sur la déclaration pour le droit des paysans. Une conférence-débat mettra fin à l’étape malienne le 12 mars à Kayes. Cette conférence portera sur « les migrations, les mines et l’emploi des jeunes ».
Parmi les revendications de la caravane figurent la mise en œuvre des directives de la FAO sur le droit à l’alimentation, les directives sur les gouvernances des régimes fonciers, les lignes directrices sur les politiques foncières en Afrique, y compris leurs déclinaisons sous-régionales développées par la CEDEAO, les règlements sur les risques liés aux biotechnologies développés par l’UEMOA, la nécessaire transparence et la participation des organisations concernées qui doivent accompagner ce processus.
Un livret vert, document de revendications et de propositions de la Convergence des luttes pour la terre et l’eau en Afrique de l’ouest, sera remis aux autorités, aux représentants des gouvernements et à certaines institutions sous-régionales comme l’UEMOA et la CEDEAO.
Environ 300 personnes issues de pays ouest africains prennent part à cette caravane. Parmi elles, des représentants d’organisations, des victimes d’accaparement des terres et de l’eau, des déguerpis des quartiers populaires, des jeunes, des femmes et des ONG
La caravane, selon Yaya Tangara, le secrétaire administratif de l’UACDDD), coïncide avec la 3ème édition de « Village sans terre ». Cette manifestation est un espace dédié aux victimes d’accaparement des terres en milieu rural et de spéculation foncière en milieu urbain et péri-urbain. La troisième édition de « Village sans terre » débutera par une marche en direction de l’Assemblée nationale.
« L’accaparement des terres est une triste réalité au Mali comme dans d’autres pays. Un homme privé de sa terre est déjà un homme mort. De quoi pourrait-il donc avoir peur ? Certainement pas de la lutte qui peut lui permettre de récupérer sa propriété. Nous ne luttons que pour les droits de l’homme, la justice. Nous avions fait confiance en la démocratie en l’arrachant en 1991. Mais avec elle sont venues la corruption, l’injustice etc..», a martelé Yaya Tangara.
K. DIAKITE

Source : Essor

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