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Le Forum de Dakar planche sur les défis du Sahel

Le premier ministre Edouard Philippe ouvre, lundi 18 novembre, le sixième Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique, aux côtés du président sénégalais Macky Sall.

Le premier ministre Edouard Philippe ouvre, lundi 18 novembre, le sixième Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique, aux côtés du président sénégalais Macky Sall, en présence du ministre des affaires étrangères Jean-Yves Le Drian et de la ministre des armées Florence Parly.

La dégradation de l’environnement sécuritaire dans le Sahel au coeur des débats

Edouard Philippe déjeunera ensuite avec des militaires français parmi les 300 stationnés au Sénégal, avant une démonstration des forces spéciales locales, formées par leurs homologues de l’Hexagone. Matignon entend ainsi souligner l’importance de la coopération entre nos forces armées, en particulier sur la priorité de la lutte contre le terrorisme, et la place du Sénégal au sein des forces multilatérales dans la région.

Au cœur des débats du Forum qui se tiendra lundi 18 et mardi 19 novembre à Dakar, la dégradation de l’environnement sécuritaire dans le Sahel, marquée par l’intensification des attaques djihadistes, tout comme la question de l’efficacité des dispositifs mis en place pour y faire face.

Spécialistes et experts plancheront cette année sur « les défis du multilatéralisme ». L’Afrique est la principale victime de son affaiblissement, illustré par les pressions exercées aux Nations unies pour réduire, sinon couper, les crédits destinés au financement des opérations de paix de l’Union africaine ou de la Cédéao.

Le nouveau président mauritanien sera présent

Fait notable, la présence annoncée à la cérémonie d’ouverture du nouveau président mauritanien Mohamed Ould Ghazouani, ceci, alors que son prédécesseur, Mohamed Ould Abdel Aziz, s’était opposé à l’entrée du Sénégal dans le G5 Sahel (Mali, Niger, Mauritanie, Tchad et Burkina Faso).

Ce rapprochement devrait permettre au Sénégal, membre de la Mission des Nations unies au Mali (Minusma) mais jusque-là exclu du G5 en raison de l’opposition de la Mauritanie, de participer au dispositif. Dakar doit porter l’effectif de son armée de terre de 20 000 à 30 000 hommes d’ici à 2025 et fera partie du partenariat pour la sécurité et la stabilité au Sahel annoncé en août, lors du G7 de Biarritz.

Manque de matériel et défaillances de commandement

Relancée en 2017, la Force conjointe du G5 Sahel compte 5 000 militaires de Mauritanie, du Mali, du Niger, du Burkina Faso et du Tchad, chargés de lutter contre les djihadistes. Paris souhaiterait que cette force prenne à terme le relais de l’armée française, dont les 4 500 militaires de l’opération « Barkhane » déployés dans la région depuis 2014.

Faute de moyens et en raison, notamment, de défaillances dans la chaîne de commandement des armées malienne et burkinabée, cette perspective semble lointaine, même si les équipements, promis début 2018 lors d’une réunion à Bruxelles, sont attendus d’ici à la fin de l’année.

Le Tchad sollicité

La question du G5 Sahel a été évoquée, la semaine dernière, par Emmanuel Macron, au cours d’un déjeuner avec ses homologues tchadiens, nigérien et malien, en marge du forum de Paris sur la paix. Le Tchad pourrait augmenter ses effectifs militaires dans la région dite « des trois frontières », aux confins du Mali, du Burkina et du Niger, à condition que ses partenaires de la force G5 renforcent leur engagement.

Source: la-croix

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