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Journée de la presse: pleins feux sur l’évolution

C’est ce 3 mai 2017 que le monde entier célèbre la journée mondiale de la liberté de la presse. Placée sous le thème de : «Journalistes et hommes des médias : devoirs et responsabilités en période de crise», au Mali, c’est tout une semaine qui sera consacrée à l’évènement.

journal papier presse

Le coup d’envoi de cette semaine a été donné hier, mardi, à la Maison de la presse, par une conférence-débat sur : « L’histoire de la presse », un sujet présenté par le doyen Madou DIARRA, du quotidien national l’ESSOR, avec la modération de Alexis KALAMBRY, directeur de publication du quotidien, « Les Échos » et Abdoulaye BARRY, de la chaîne Africable.
Au cours de cette semaine, les participants auront droit à plusieurs communications relatives à: l’histoire de la presse, culture des médias, la presse et politique, presse et nouvelles technologies, etc.
Dans son intervention, le conférencier, Madou DIARRA, a parlé de l’évolution de la presse malienne. Il a rappelé l’histoire de la presse malienne qui, selon lui, a connu 3 étapes, à savoir : la période coloniale, celle après l’indépendance et des événements de mars 1991.
Selon le conférencier, la presse malienne était au début une presse de propagande avant d’être une presse de combat démocratique aujourd’hui. Aussi, a-t-il ajouté que la pluralité de la presse a commercé après les événements de 1991.
Pour sa part, Alexis KALAMBRY a rappelé le choix et l’importance du thème de cette semaine. Selon lui, le thème a été choisi parce qu’il est le fondement même du métier de journalisme.
«Si on voit l’actualité malienne cette année, le mali a eu beaucoup de prix marqués par des questions de devoirs et de responsabilités qui sont toujours une remise en cause pour le journaliste », a dit le modérateur.
M. KALAMBRY a ajouté que la pluralité veut que chaque journal réfléchisse et agisse selon sa ligne éditoriale, ses convictions et à la limite de son équipe.
Il a rappelé par ailleurs que la presse privée est née dans un contexte de combat démocratique et le journaliste se reconnaît encore dans ce combat démocratique.
Directeur de publication du bihebdo «22 septembre» et Chahana TAKIOU, quant à lui a indiqué que le devoir et la responsabilité doivent être un maître mot du journaliste de façon permanente.
Le directeur de publication de l’hebdomadaire « Témoin » a indiqué que le journaliste a le devoir d’informer, de donner de bonnes et saines informations. Aussi, il a rappelé que la responsabilité du journaliste n’est pas de tout publier, car il est responsable de ses publications.
Par ailleurs, M. TAKIOU a énuméré quelques questions qu’on doit se poser avant ses publications : si l’information porte atteinte à des segments de la société, est-ce que l’information publiée contribuera à la paix du pays?
Le journaliste doit être, selon lui, un homme responsable qui ne publie que des informations avérées et travaille pour la paix, l’apaisement et la réconciliation nationale. « Le devoir du journaliste n’est pas d’accuser les autres, mais d’informer », a conclu M. TAKIOU.
Tous les ans, la Journée mondiale de la liberté de la presse permet de célébrer les principes fondamentaux de la liberté de la presse ; d’évaluer la liberté de la presse à travers le monde ; de défendre l’indépendance des médias et de rendre hommage aux journalistes qui ont perdu leur vie dans l’exercice de leur profession.

Par Memadjilem NADJILAR Evelyne (Stagiaire)

 

Source: info-matin

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