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Enterrement de vie de jeune fille : Entre imitation et tradition

Importé d’Occident, où il célèbre les dernières heures de célibat d’une future mariée, l’enterrement de vie de jeune fille est encore balbutiant au Mali, mais réel. En général, ce sont les meilleures amies de la mariée qui lui font une surprise. Une certaine catégorie de Maliennes s’y prête désormais, mais dans des proportions bien moins « sexy » que sous d’autres cieux.

 

Une fois n’est pas coutume, Mariam Diop, mariée il y a trois mois, a organisé son enterrement de vie de jeune fille avec l’aide de son mari. Ce dernier a pris en charge les dépenses y afférentes, en louant pour l’occasion un appartement. La désormais nouvelle mariée avait l’habitude de voir cela dans des films, mais elle ne s’imaginait pas un jour faire pareil. « Pour moi, c’était de la folie », confie-t-elle. Mais, avec le temps, sa perception a évolué. Des amies à elle organisent des soirées de ce type, elle y a trouvé de l’intérêt et a décidé d’immortaliser ses derniers jours de célibataire, soutient-elle. Hormis le photographe, aucun homme n’était invité à la soirée et Diop tient à préciser qu’elles ne sont pas dénudées. La tendance, aussi nouvelle soit-elle, se vie dans la discrétion que s’imposent les jeunes dames. Car, selon beaucoup, regards indiscrets rime avec jugements de valeur. « Si on se réfère à ceux qui le font, la présence des hommes est primordiale pour la réussite de la journée, donc ça peut prendre une autre tournure. Qui sait si elles ne font pas déjà ici ? », se questionne Nouhan Gassama, un commerçant qui juge la pratique complètement contraire à nos mœurs.

Une tradition qui se perd

Sous des formes bien différentes existait une tradition prénuptiale au Mali. Une fête était organisée par les amies de la future mariée. Une cérémonie symbolique, une semaine avant le mariage, où ces dernières exprimaient leur joie par des pas de danse et en entonnant des chants. Des « démonstrations » qui se poursuivaient jusqu’à après le mariage, raconte Fatoumata Sylla, conseillère conjugale. « Pendant la semaine nuptiale, Kogno so, les amies de la nouvelle mariée continuaient à chanter. La tradition conviait à la fin le nouveau marié à leur donner de l’argent ».

Maryam Camara

Journal du Mali

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