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Donald Trump prêt à un shutdown durant « des mois, voire des années » pour son mur

Lors d’une réunion avec les démocrates, le président américain s’est montré intraitable sur la nécessité de construire un mur à la frontière avec le Mexique. Il se dit prêt à continuer le « shutdown » fédéral plusieurs mois pour l’obtenir.

Donald Trump ne renonce pas. Lors d’une réunion avec les leaders démocrates, vendredi 4 janvier, le président américain a de nouveau défendu bec et ongles son projet de mur à la « dangereuse » frontière sud des États-Unis, prévenant qu’il était prêt à ce que la paralysie partielle de l’administration fédérale dure plusieurs mois, voire plus d’un an.

La construction d’un mur à la frontière avec le Mexique est une question de « sécurité nationale », a-t-il martelé. « Ce n’est pas un jeu », a-t-il ajouté, évoquant même la possibilité d’avoir recours à une procédure d’urgence lui permettant de contourner le Congrès.

Discussions productives ou tendues ?

Si le président américain a évoqué des discussions « très très productives » avec ses adversaires politiques, les responsables démocrates venus à sa rencontre à la Maison Blanche ont donné un compte-rendu de l’entrevue nettement moins optimiste.

Chuck Schumer, leader des démocrates au Sénat, et Nancy Pelosi, nouvelle « Speaker » de la Chambre des représentants, ont parlé de discussions « tendues », appelant une nouvelle fois le président à ne pas retenir des centaines de milliers d’Américains en otage.

Selon Chuck Schumer, Donald Trump a même indiqué qu’il était prêt à ce que le « shutdown » dure « pendant très longtemps, des mois, voire des années ». « Oui, j’ai dit cela », a confirmé le locataire de la Maison Blanche peu après. « Je ne pense que cela sera le cas, mais je suis prêt », a-t-il ajouté, affirmant par ailleurs qu’un compromis pourrait être trouvé « très rapidement ».

De nouvelles discussions sont prévues dans les jours à venir. « J’ai nommé un groupe, nous allons nous voir ce week-end », a déclaré Donald Trump, précisant que le vice-président Mike Pence mènerait les discussions.

Au cours d’une allocution assez décousue dans les jardins de la Maison Blanche, Donald Trump a par ailleurs affirmé que certains de ses prédécesseurs lui avaient affirmé qu’ils auraient dû construire un mur à la frontière. Si ni Barack Obama ni Jimmy Carter ne se sont jamais exprimés publiquement leur soutien à cette idée, il faut rappeler que George W. Bush et Bill Clinton en ont construit des tronçons durant leurs administrations respectives.

Les négociations sur le « shutdown » – rituel de la politique américaine – sont d’abord une bataille de communication dans laquelle chaque parti tente de faire porter la responsabilité du blocage à l’autre. Or, si les républicains ont conservé la majorité au Sénat, les démocrates ont désormais un porte-voix nettement plus puissantavec la présidence de la Chambre des représentants.

« Construire un mur [à la frontière avec le Mexique] est immoral, ce n’est pas ce que nous sommes en tant que pays », a lancé jeudi soir la démocrate Nancy Pelosi, quelques heures après sa prise de fonction à la Chambre.

Une avancée sur le statut des « Dreamers » contre le mur ?

Une idée a refait surface ces derniers jours : réintroduire dans les négociations la question sensible du « Daca ». Ce programme offrant un permis de séjour temporaire à plusieurs centaines de milliers de jeunes clandestins avait été créé par Barack Obama puis supprimé en septembre par Donald Trump, qui a mis au défi le Congrès de voter une réforme migratoire à la place.

Entre-temps, la justice a été saisie par les défenseurs de Daca… et le programme est dans les limbes. Quant au Congrès, il n’a jamais pu s’entendre jusqu’ici pour trouver un compromis. Le président américain a laissé entendre que le sujet avait été évoqué tout en restant évasif sur ce thème.

Républicains et démocrates sont conscients que ce bras de fer budgétaire est aussi un test du rapport de force qui s’établira pour la deuxième partie de mandat de Donald Trump, qui a clairement affiché son intention de se représenter en 2020.

AFP

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