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Violences basées sur le genre : Kayes et Diéma étrennent leurs «One Stop Center»

L’Association malienne pour le suivi et l’orientation des pratiques traditionnelles (AMSOPT), en partenariat avec la direction régionale de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille et la direction générale de l’Hôpital Fousseyni Daou, a procédé le 16 juillet 2021 à la remise officielle des guichets uniques dénommés «One Stop Center » de Kayes et de Diéma dans le cadre de la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG).

C’était au cours d’une cérémonie qui s’est déroulée dans la cour dudit hôpital, sous la présidence d’Adama Assagaïdou Maïga, conseiller aux affaires économiques et financières du gouverneur de la Région de Kayes.

L’événement a été marqué par la remise symbolique de protocoles opérationnels standards signés des One Stop Center de Kayes et Diéma, puis celle de la plaque signalétique du One Stop Center de Diéma et des clés de celui de Kayes. Après les discours, ponctués de sketches sur l’excision et le mariage précoce et d’animation folklorique, le représentant du gouverneur de la Région de Kayes a procédé à la coupure du ruban symbolique du One Stop Center de Kayes, en présence de nombreux invités.

Lancé depuis 2017 avec un financement initial de 500 millions d’euros de l’Union européenne, conjointement avec les Nations unies, l’Initiative Spotlight représente un effort mondial sans précédent visant à investir dans l’élimination des violences faites aux femmes et aux filles, l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes, condition préalable de l’atteinte des Objectifs de développement durable à l’horizon 2030.

Au Mali, ce programme national est mis en œuvre par cinq agences du système des Nations Unies (PNUD, UNFPA, UNHCR, UNICEF et ONU Femmes) dans les Régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou et le District de Bamako pour un coût de 18 millions de dollars US. Il vise à protéger les femmes et les filles contre les VBG ainsi que les pratiques néfastes. Le programme a également pour ambition d’assurer une prise en charge holistique des survivantes et de promouvoir les droits des femmes et des jeunes filles à la santé reproductive.

Il faut rappeler que le premier centre de prise en charge holistique des personnes survivantes de VBG a vu le jour au sein du Centre de santé de référence de la C V du District de Bamako (CSref CV), en octobre 2017. à ce jour, notre pays dispose de quinze «One Stop Center» fonctionnels. Ces unités seront animées par des spécialistes (psychologues, juristes, travailleurs sociaux et médecins) qui y assureront l’écoute, l’orientation, la thérapie individuelle et de groupe au sein des structures habilitées, mais également au niveau communautaire (stratégies avancées).

Cette année, dans la Région de Kayes, les statistiques font ressortir 63 cas de VBG, dont 61 pour l’agression sexuelle, 1 pour le mariage d’enfant et 1 pour la violence physique. Tous ces cas ont été pris en charge par l’AMSOPT. Mais, l’année dernière, 209 cas de VBG, dont 197 (agressions sexuelles), 4 (agressions physiques), 4 (mariage d’enfant), 2 (déni de ressources) et 1 (viol) ont été enregistrés dans les Cercles de Yélimané, Diéma et Kayes.

«Cette cérémonie de remise officielle des one Stop center aux autorités administratives et politiques est un acte symbolique, mais hautement significatif pour amener l’état à assumer son leadership en faveur de la fonctionnalité et la durabilité des dites structures au service des survivantes des VBG. Le principe est de réunir le paquet de services complets (soins médicaux, soutien psycho-social, appui sécuritaire et assistance juridique et judiciaire) dans un guichet selon l’approche centrée sur la survivante», a commenté Dr Kéïta Fadima Tall, représentante de la ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille.

Mme Racky Chaupin, représentante du coordonnateur résident du Système des Nations unies au Mali, a estimé que la violence basée sur le genre remet en cause les droits humains et constitue aussi une menace pour la stabilité et la cohésion sociale à tous les niveaux. «Inutile de rappeler que sans cette stabilité sociale, il n’y a pas de paix durable ni de développement dans toutes ses composantes», a-t-elle souligné.

Ces deux guichets uniques garantiront une vie descente et digne aux survivants et survivantes des frustrations provoquées par les abus physiques et psychologiques. Ils contribueront à réduire les inégalités entre les genres empêchant les femmes d’exercer et de jouir de leurs droits économiques, politiques et sociaux.

Bandé Moussa SISSOKO
Amap-Kayes

Source : L’ESSOR

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