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Vers un nouveau scandale de la transition : les bâtiments publics et ex ministères bientôt vendus ?

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Le dossier, qui circule sous le grand boubou de grands commerçants de la place, est en passe d’être finalisé, incessamment: le gros des bâtiments administratifs du centre-ville et du centre commercial, au cœur même du grand marché de Bamako, ainsi qu’un grand nombre de ministères ayant déménagé à la Cité administrative,

construite avec la bénédiction de feu Mouammar KHADDAFI, seraient en train d’être proposés à la vente pure et simple à un groupe d’opérateurs économiques qui sont triés sur le volet, si ce n’est des prête-noms derrière lesquels se cacheraient de gros manitous de l’administration publique et les caciques de l’oligarchie politique.

Gelé depuis 1996 sous le règne d’Alpha Oumar KONARE, ancien chef de l’Etat, pour vice de forme et autres irrégularités administratives ayant entaché le montage financer et judiciaire de l’affaire, le dossier des bâtiments publics et autres ministères situés dans le centre commercial de la vielle ville de Bamako, le dossier aurait suscité un regain d’intérêt économique auprès des autorités de la transition face aux difficultés financières de tous ordres en cette période crise profonde que traverse le pays en ce moment.

En effet, selon des sources proches du milieu des affaires, les autorités de la transition sont en passe de réchauffer le dossier en question pour les besoins de cette cause.

Des contacts auraient été pris avec certains gros bonnets du commerce pour leur vendre le projet, selon les mêmes sources.

Ces contacts, indiquent ces sources, se seraient passés dans un cercle très fermé,  à l’insu d’un grand nombre d’opérateurs privés qui sont également intéressés par la cession de ces immeubles appartenant à l’Etat, des bâtiments administratifs pour la plupart du temps, situés notamment au niveau du quartier Dar-salam et au cœur même du grand marché de Bamako.

Beaucoup d’immeubles, croient savoir les mêmes sources, abriteraient d’anciens ministères dont certains ont déménagé dans la nouvelle Cité administrative construite grâce à feu Mouammar KADHAFFI.

Or, selon d’autres sources, le titre foncier (TF) de tous les ministères logés à la Cité administrative serait détenu par la Libye sous forme de garantie en attendant le remboursement des prêts accordés au Mali pour la construction de ladite cité, dont le montant est estimé à des dizaines de milliards de francs CFA.

En tous les cas, certains crient déjà à l’injustice à l’égard des opérateurs économiques privés qui seraient intéressés par ce dossier de cession immobilière, alors qu’ils ont été lésés dans l’affaire du 3è pont de Bamako dont la construction, surtout à cause des travaux de raccordement, a bouffé leur terrain à usage commercial, sans compensation à ce jour alors qu’un grand nombre a acquis son titre depuis 1996.

A défaut de pouvoir les compenser ailleurs, ils doivent au moins être « prioritaires » dans la cession de ces bâtiments publics à vocation commerciale, plaident-on dans ce milieu.

Pour rappel, en 1996, le régime Alpha Oumar KONARE avait nourri le dessin de vendre tous les bâtiments administratifs du centre commercial.

Si des commerçants étaient « preneurs », nombre de bâtiments devraient être cédés à des fonctionnaires et autres hommes politiques bien en vue à l’époque des faits.

Est-ce un remake du même scénario en faveur des acteurs politiques et administratifs ?

Pour la petite histoire, Alpha Oumar KONARE avait voulu chasser l’ancien ministre de son logement administratif, Sada DIARRA, qui n’avait pas encore bouclé ses 5 ans dans cette maison ; alors que lui-même Alpha, sous GMT, avait passé 12 ans (au lieu de 10 ans normalement) dans une maison administrative à côté du Lycée Askia Mohamed.

Pourquoi quitter sa maison si elle devrait être vendue à un cadre ADEMA ou à un commerçant proche du régime de l’époque?

Ce qui est sûr, c’est qu’il avait été demandé aux commerçants postulants de monter un dossier pour chaque appel d’offres, en indiquant le montant de l’offre financière et le volume de l’investissement en cas de cession, c’est-à-dire le standing de l’immeuble commercial.

Mais, le dossier a foiré à l’époque pour vice de forme et autres irrégularités administratives.

La question est maintenant se savoir  si les autorités de la transition sont habilitées à procéder à cette cession immobilière, en dépit du statut des ministères transférés à la Cité administrative en raison du contrat avec l’Etat libyen, que toutes les procédures de l’appel d’offres soient respectés avec la transparence et l’équité requises  en la matière.

Par Seydina Oumar DIARRA-SOD

Source: info-matin

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