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Veille de fête : l’enfer des embouteillages

Pendant les veilles de fête, il n’est pas aisé de se retrouver dans la circulation routière à Bamako, en tout cas sur certaines grandes artères. Cette fête de Ramadan n’a pas dérogé à la règle. Mardi après midi, les usagers de la route sur l’axe intersection Niamakoro et Tour d’Afrique, toutes catégories confondues (véhicules personnels, gros porteurs, bennes, cars, tricycles, motocyclistes et piétons) étaient pris dans l’entonnoir. Ils ont vraiment souffert le martyr.

De Niamakoro à la Tour d’Afrique, toutes les intersections étaient bloquées par les usagers. Il n’y avait pas un seul mètre carré de libre où mettre les roues. Chacun y va de sa méthode. Même les pistes cyclables n’ont pas été épargnées par les véhicules particuliers et les Sotramas qui l’ont aisément squatté. Les motocyclistes étaient obligés de se frayer un passage à leurs risques et périls pour se sortir de ce bouchon infernal.

Pendant que les plus grincheux invectivaient, d’autres conducteurs se chamaillaient pour les accrochages dans un vrombissement polluant des moteurs. Cet état de fait aggrave davantage la situation et complique une circulation sclérosée par l’indiscipline.

L’agent de police au niveau de l’intersection de la gare routière de Sogoniko a baissé les bras. Il a avoué son impuissance face au refus obstiné des usagers d’obtempérer à ses injonctions. «Je vais me reposer un peu, quand vous serez plus conciliants, je reviendrai», a-t-il lancé aux motocyclistes qui le suppliaient de rester pour réguler la circulation.

Avant de quitter la scène, il avait autorisé un gros porteur à s’engager sur la voie menant aux Halles de Bamako pour s’extraire de la nasse. Se saisissant de cette aubaine, des motocyclistes qui se disaient très pressés et criaient sur les toits leurs impatiences, en invectivant d’autres pour que ces derniers leur ouvrent un passage se sont engouffrés sur le petit espace qui sépare le gros porteur des autres voitures.

Le jeune chauffeur du car constatant cette manœuvre a peu «serré la vis» en fermant hermétiquement l’espace. Cette attitude lui a valu des remontrances auxquelles il est resté impassible comme de l’eau qui coule sur les plumes d’un canard.

Quand finalement, le car a pu se dégager de l’étreinte, place encore au cafouillage. Une dame en voiture a écrasé avec sa roue le pied gauche d’une motocycliste peu hardie qui voulait filer rapidement. Des motocyclistes ont crié sur la dame au volant, dont les vitres étaient hermétiquement fermées. Il a fallu que la conductrice de la djakarta tape avec force sur l’aile de la voiture pour que la dame réalise le danger.

Elle a braqué sa voiture et a filé sans demander son reste. La dame frustrée, qui racontait qu’elle est pressée de rentrer à Bougouni avec une passagère, ne s’est pas privée de lui envoyer tous les noms d’oiseaux qui lui sont tombés sur les lèvres.

La tension était palpable partout sur ce trajet parce que les usagers se disent tous pressés de rejoindre leurs domiciles pour la rupture du jeûne. Dans cet empressement, ils manquent de bons sens pour observer le minimum de courtoisie.

Ainsi, le refus d’obtempérer aux injonctions des policiers, l’inobservation élémentaire des règles de la circulation routière engendrent une cacophonie indescriptible où tous les usagers à bord de véhicules, à motos ou à pied en pâtissent.

Mais, cette situation n’est pas propre qu’aux veilles de fête, elle est devenue malheureusement le quotidien des usagers.

Moriba COULIBALY

Source: L’Essor- Mali

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