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Tendances : Dior illustre et apprécie les richesses culturelles africaines

La maison de haute couture française Dior et sa directrice artistique, Maria Grazia Chiuri, ont célébré la créativité, l’authenticité et le savoir-faire de l’Afrique lors du défilé “Croisière 2020” de la marque à Marrakech.

 

Tout en restant fidèle à l’héritage de ses prédécesseurs, Christian Dior et Yves Saint Laurent (qui avaient un lien fort avec l’Afrique), la créatrice italienne Maria Grazia Chiuri a réussi à écrire son propre « chapitre africain » avec cette collection.

Une collection audacieuse et osée, riche en imprimé et en couleurs, entièrement produite en Afrique et qui fait la part belle à la diversité culturelle du continent. Authenticité et savoir-faire traditionnels pour un défilé hors du commun.

Ce cru de Dior fait voyager dans les ruines du palais El Badi, dans un décor oriental imaginé et conçu par des artisanes marocaines, où se croisaient le New Look de Dior, les perles en verre de Murano, l’imprimé jungle de Marc Bohan et le manteau Marrakech d’Yves Saint Laurent.

Ces modèles iconiques ont été réinterprétés dans des tissus en wax ou tissés à la main par des créateurs africains et jeunes talents inspirés par le continent.

Le défilé a mis en lumière le fruit d’une collaboration inédite entre la maison de luxe et les artistes, créateurs et artisans africains dont le travail est influencé par l’imagerie africaine.

La majorité des 114 looks présentés ont été conçus en Afrique, par des savoir-faire ancestraux pour certains. Pour obtenir des pièces aussi esthétiques, authentiques et créatives, Maria Grazia Chiuri a sollicité Anne Grosfilley (anthropologue et spécialiste des textiles ainsi que de la mode en Afrique) pour dénicher les meilleurs talents et savoir-faire :

Uniwax, studio et usine de design en Côte d’Ivoire
Marque reconnue pour ses wax 100% made in Africa, véritable identité culturelle du continent, elle a fabriqué les tissus de la collection en associant les motifs traditionnels de Dior (toile de Jouy et cartes de tarot) avec la faune et la flore tropicales. Le résultat donne une série de motifs gigantesques, avec des lions majestueux, des papillons géants, des flamants roses, des orang-outangs perplexes, des tigres à deux doigts ou encore l’arbre de vie.
Le tout décliné dans une palette de couleurs allant de l’écru (blanc) à l’indigo, en passant par l’ocre, le jaune et le vert camouflage.

Sumano, association marocaine de femmes artisanes
Elle oeuvre pour la préservation du savoir-faire ainsi que des traditions du tissage et de la poterie de la région de l’Anti-Atlas. Elle a réalisé les coussins teints au henné pour la décoration ainsi que les assiettes en céramique du dîner d’accueil. Elle a également conçu le tissu du grand manteau-cape qui ouvre le show. Une pièce exclusive tissée et peinte à la main selon une tradition transmise de mère en fille.

Le designer ivoirien Pathé Ouédraogo, alias Pathé’O
Auteur des chemises colorées de Nelson Mandela, il a signé pour le défilé une chemise et une jupe, en wax, à l’effigie du leader sud-africain.

Grace Wales Bonner (créatrice anglo-jamaïcaine) et Mickalene Thomas (artiste afroaméricaine)
La première est la lauréate du prix LVMH 2016 et la deuxième est connue pour ses collages, réflexion sur la beauté, la féminité, la représentation des femmes noires.

Elles ont proposé une nouvelle version du New Look, silhouette iconique de la maison Dior, composée d’une veste noire à taille fine et d’une jupe corolle ample en broderie de raphia version “3D”, réalisée grâce à des techniques de crochet et de broderie afro-caribéennes.

La collection “Croisière 2020” de Dior et ses nombreuses collaborations propose une vision luxueuse, mais surtout authentique d’une Afrique généreuse, pleine de talents et de savoir-faire traditionnel.
Elle illustre également le nouveau vent qui souffle sur le monde de la mode.

Cette dernière casse les frontières et ne se limite plus à une vision créative esquissée et stylisée dans les capitales traditionnelles (Paris, Milan, New York ou Londres). Elle doit illustrer les richesses d’autres cultures en les appréciant à leur juste valeur et non s’en approprier.

Zena TRAORÉ-DIAKITÉ
Fondatrice & Directrice de Kennyce
Consulting & Formation

L’Essor

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