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Sénégal : 11 bébés tués dans un incendie au sein de l’hôpital public

Encore onze bébés ont péri, ce mercredi 25 mai 2022, dans un hôpital à Tivaouane, dans l’ouest du pays suite à un incendie. Un drame qui remet en question le système sanitaire public du pays.

Un autre drame vient de bouleverser le Sénégal après celui du mois dernier survenu encore dans un hôpital public. « Je viens d’apprendre avec douleur et consternation le décès de 11 nouveau-nés dans l’incendie survenu au service de néonatalogie de l’hôpital public de Tivaouane » a tweeter le président sénégalais, Macky Sall en ajoutant : « A leurs mamans et à leurs familles, j’exprime ma profonde compassion ». Le maire de Tivaouane, Demba Diop, a déclaré que seulement, « trois bébés ont été sauvés », car selon lui, l’incendie causé par « un court-circuit » s’est « propagé très vite » dans tout le bâtiment. Pour sa part, le ministre de la Santé, M. Abdoulaye Diouf Sarr, a reconnu que cette situation est « très regrettable et extrêmement douloureuse ». Selon les informations données par M. Sarr sur la radio RFM, une enquête serait en cours pour déterminer les circonstances exactes du drame. Une volonté soutenue dans un Tweet, par le responsable de la section sénégalaise d’Amnesty, Seydi Gassama. Il a « exhorté le gouvernement à mettre en place une commission d’enquête indépendante pour situer les responsabilités et sanctionner les coupables ». Juste après le drame, le ministère de la Santé a dépêché une équipe conduite par le directeur des établissements publics de la santé, M. Ousmane Dia, sur palace à Tivaouane. « Encore des bébés brulés dans un hôpital public. C’est inacceptable Macky Sall » a aussi interpelé dans un Tweet un député de l’opposition, Mamadou Lamine Diallo. Il faut rappeler que, le 25 avril 2021, quatre nouveau-nés avaient également péri dans un incendie à Linguère, dans le nord du pays lors duquel, le ministre de l’intérieur, Aly Ngouille Ndiaye, avait évoqué un dysfonctionnement électrique d’une unité de climatisation dans la maternité, où se trouvaient six bébés. Très récemment, une autre affaire faisait scandale dans un hôpital public à Kaolack, concernant un nourrisson déclaré mort par une infirmière, le 8 mai 2022, qui sera retrouvé vivant quelque minutes après par son père à la morgue, avant de décédé finalement dans la journée. Selon la presse locale, « le parquet a requis une peine de six mois ferme contre l’infirmière lors du procès » mais que la date du verdict n’a pas encore été précisée.

Scandale sur scandale sachant que Astou Sokhna, une femme enceinte de neuf mois et âgée d’une trentaine d’années a rendu l’âme le 1er avril, après avoir attendu dans de très grandes souffrances pendant une vingtaine d’heures la césarienne qu’elle réclamait au sein de l’hôpital public de Louga. Dans cette affaire, le personnel aurait déduit que l’opération de la dame n’était pas prévue. Pis Menacer de la chasser la malheureuse si elle insistait. Selon des sources locales, les trois sages-femmes qui étaient de garde cette nuit ont été toutes condamnées à trois mois de prison avec sursis pour « non-assistance à la personnes à danger » par le tribunal de grande instance de Louga.

Kadidiatou Diarra, stagiaire

Source: LE PAYS

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