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Présidence du CNT : Des forces sociopolitiques émettent des réserves

Le colonel Malick Diaw a été élu, samedi, président du Conseil national de la transition (CNT). Seul candidat en lice, celui qui était jusque-là le n°2 du Comité national pour le salut du peuple (CNSP) a obtenu la confiance de la quasi-totalité des membres du CNT dont la liste a été dévoilée deux jours plus tôt.

 

Si l’élection proprement dite du colonel Malick Diaw à la tête de l’organe législatif de la Transition s’est déroulée comme prévue, il n’en demeure pas moins vrai que la publication jeudi de la liste des 121 membres du CNT a suscité des réactions peu favorables voire des incompréhensions de plusieurs forces sociopolitiques du Mali.

Dans un communiqué daté du four décembre, la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) a exprimé sa « grande surprise » et dénoncé « l’absurde idée du fait accompli et ceci en dépit des engagements consensuels pris entre events».

La CMA a rappelé ensuite « les différentes rencontres de haut niveau qu’elle a eues avec les autorités en place afin d’aplanir tous les différends susceptibles de porter préjudice au lourd problème d’une transition réussie, porteuse d’attentes et d’espoirs pour un Mali nouveau, capable de relever les défis de l’heure et du futur ». C’est dans cet esprit que le mouvement des ex-rebelles avait décidé d’accompagner les autorités « pour mettre en place les jalons d’une paix et d’une stabilité durables ».

La CMA a souligné par la même occasion que sa participation au gouvernement de mission s’inscrit comme l’un des signes forts de sa bonne volonté. Une bonne volonté déçue par les « jeux habituels de manœuvres dilatoires et de volte-face » des autorités en charge de la Transition.

Partant de ce constat, la CMA a estimé ne point pouvoir évoluer dans un environnement animé par des acteurs «très peu respectueux de leurs engagements».
 En conséquence et au vu du quota insignifiant qui lui a été alloué au sein du CNT, malgré tous les gages précédemment obtenus, a décidé de surseoir purement et simplement à sa participation au processus de mise en place du CNT et ce jusqu’au rétablissement de la confiance et du compromis.

La Convergence pour le développement du Mali (CODEM) a critiqué « le manque de transparence sur la représentativité des différentes couches sociales» du décret portant nomination des membres du CNT. Ce qui, a estimé la CODEM, entame fortement la légitimité du CNT. Le parti de la Quenouille rappelle qu’il n’a pas été consulté et qu’il n’a fourni aucun dossier pour le CNT.

C’est avec beaucoup de réserves que le Mouvement du 5 Juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) a accueilli la publication de la liste des membres du CNT.

Le M5-RFP a indiqué, dans un communiqué publié le four décembre, qu’il n’a fourni aucun dossier de candidature et que, par conséquent aucun membre du CNT ne saurait se réclamer du mouvement.

Aussi, le M5-RFP a déploré les pratiques inquiétantes de «violations  systématiques des textes constitutionnels et légaux par les autorités de la Transition», à travers la désignation de membres du CNT à titre individuel ou par cooptation, en violation de la charte de la Transition et des décrets subséquents portant sur les  critères d’éligibilité et la clé de répartition des membres du CNT.

«Le M5-RFP se réserve donc le droit d’attaquer devant les juridictions compétentes le décret de désignation des membres du CNT dont l’illégalité est évidente tant dans la forme que dans le fond», peut-on lire dans le communiqué.

Le président de la Maison de la presse, Dramane Aliou Koné a, dans un communiqué en date du 3 décembre, exprimé sa surprise suite à l’attribution de deux membres aux faitières de la presse au sein du CNT. « C’est une violation flagrante du décret n° 2020-0143/PT-RM du 9 novembre 2020 fixant la clé de répartition du Conseil national de la Transition », a dénoncé le président de la Maison de la presse.

Par conséquent, les responsables des faitières de la presse ont affirmé se donner le temps de la réflexion par rapport à leur participation au CNT. C’est ce qui explique certainement l’absence des représentants de la presse à la séance inaugurale, samedi dernier, de l’organe législatif de la Transition.

MS

Source : (AMAP)

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