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Préparatifs du mois de carême: les cheminots interpellent le gouvernement

Dans quelques semaines, la communauté musulmane entame le mois de carême, un moment de pardon, de prière et surtout de bonté pour les musulmans. À Bamako et à Kayes où les cheminots sont en grève de la faim, depuis des semaines, pour réclamer au gouvernement le payement de huit de salaire, les regards se tournent vers le gouvernement afin de faire des efforts pour permettre aux familles de ces démunis de passer ces moments de piété dans la dignité.

Pour mieux accomplir leurs obligations religieuses pendant ce mois de carême, les cheminots plaident pour le paiement de la moitié de leurs arriérées de salaires. Le salaire étant un droit et un moyen de subsistance, l’État du Mali a le devoir de mettre les cheminots grévistes dans leurs droits surtout à la veille de ce mois béni du carême.

Quelques mois plus tard, les syndicalistes ont haussé le ton au gouvernement pour qu’il prenne des dispositions de paiement intégral des salaires des cheminots.

Depuis le début de cette grève de la faim, l’État du Mali a déjà payé trois mois sur sept mois de retard de salaire que les conducteurs de train accusent. Dès lors, les cheminots semblent tomber dans les oubliettes des pouvoirs publics.

Après 120 jours de grève de la faim, soit quatre longs mois, il est important de rappeler que des conducteurs de train ont perdu la vie. Pour manifester leur indignation, les grévistes se sont étalés sur les nattes aux abords du goudron, non loin de la gare trans-Rail, en plein cœur de Bamako.

Malgré la fatigue, qui se lit sur les visages, les cheminots ayant près de la gare ferroviaire se disent déterminés à aller jusqu’au bout pour la satisfaction de leurs doléances. Ils réclament désormais du gouvernement, huit de salaires impayés. Selon une source syndicale, les conducteurs de train attendent, au moins, le paiement de quatre mois de salaire à la veille de ce mois de carême.

Alors que le temps coule, c’est toujours le silence côté gouvernement, nous a indiqué une source syndicale. L’argument avancé pour justifier ce silence, indique-t-on, est que les caisses sont désespérément vides.

SABA BALLO

Source: info-matin

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