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PIDRN: d’importants investissements réalisés

25 magasins polyvalents ; 6 parcs de vaccination ; 3 marchés à bétail ; 2 aires d’abattage ; et 13 couloirs de passage des animaux, tels sont en chiffres, les réalisations faites par le Programme d’investissement et de développement rural des Régions du nord dans le cadre de l’amélioration du cadre et des conditions de vie des populations bénéficiaires. Des actions dont se sont félicités les membres du comité de politique, réunis hier au cours de leur 8e session dans les locaux du Commissariat à la sécurité alimentaire.

Après une rupture dans la mise en œuvre des activités du Programme d’investissement et de développement rural des Régions du nord, les membres du comité de pilotage, réunis au grand complet autour du président de séance, le ministre commissaire à la Sécurité alimentaire, Oumar Ibrahim TOURE, étaient une fois de plus en conclave pour ensemble échanger sur le programme de travail et le budget annuel proposé par l’Unité de Gestion du PIDRN financé par la Banque Ouest Africaine de Développement.
Initié par le Gouvernement du Mali avec l’appui du FIDA et des partenaires au développement, le PIDRN a pour objectif de contribuer à réduire la vulnérabilité et la pauvreté rurale et à restaurer le tissu économique et social des régions du Nord du pays. Plus que jamais d’actualité et s’inscrivant en droite ligne du Cadre de relance économique pour le développement durable tout en étant en phase avec la vision des plus hautes autorités, à travers notamment le Programme présidentiel d’urgence sociale, il intervient dans les régions du nord du Mali (Gao et Tombouctou), caractérisées par une péjoration du climat et couvre 14 communes en bord du fleuve, soit 9 communes des Cercles de Gourma Rharouss et Bourem et 5 communes de la zone du Programme de développement zones lacustres pour consolider les acquis de ce projet en matière de micro finance, socio sanitaire et de mise en valeur des investissements hydro-agricoles.
Pour prévenir les conflits communautaires et intra-communautaires autour des investissements dans la vallée, le programme apporte également des appuis spécifiques dans 5 communes pastorales périphériques à la zone de concentration (dont 4 communes à Gourma Rharouss et 1 commune à Bourem).Ces appuis portent sur l’aménagement de points d’eau pérennes pour les populations et les animaux afin de fixer plus longuement les populations nomades et leur cheptel dans les zones de pâturages exondés actuellement délaissés de façon précoce faute de points d’eau. La zone d’intervention du Programme s’étendra sur une superficie de 44 000 km2.
Cinq groupes cibles sont concernés par le programme, soit les petits agriculteurs, les éleveurs nomades, les femmes rurales, les jeunes et les groupes sociaux marginalisés.
À l’ouverture des travaux, le commissaire à la sécurité alimentaire a salué à sa juste valeur la Banque ouest-africaine de développement qui, malgré le contexte difficile que traverse notre pays, a accepté d’accompagner son service, en sa qualité d’agent principal d’exécution du Programme, pour la réalisation des activités restantes jusqu’en 2019.
De la révélation faite par le ministre Oumar Ibrahim TOURE, cet effort appréciable de la BOAD a déjà permis de réaliser d’importants investissements pour l’amélioration du cadre de vie des populations, au nombre desquels : 25 magasins polyvalents (en co-financement avec le FIDA) ; 6 parcs de vaccination ; 3 marchés à bétail ; 2 aires d’abattage ; et 13 couloirs de passage des animaux.
Pour le maintien de cette la dynamique enclenchée, il a exhorté les membres du comité à examiner le programme de travail et le budget annuel proposé par l’Unité de Gestion du PIDRN portant essentiellement sur la réalisation de 72 points d’eau dans les Cercles de Bourem et de Gourma-Rharous.
La réalisation de ces points d’eau, souligne-t-il, contribuera d’une part, à améliorer les conditions de vie des populations déplacées de retour et d’autre part, elle permettra de renforcer la résilience des communautés locales qui vivent stoïquement l’insuffisance d’eau dans leur contrée. C’est dire, a-t-il prévenu, que la poursuite des activités du PIDRN représente un espoir certain pour les populations des zones concernées.

Par Mohamed D. DIAWARA

 

Source: info-matin.

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