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PDI-BS : l’achèvement du seuil de Djenné, une priorité en 2021

Le Programme œuvre pour l’accroissement de la sécurité alimentaire et la réduction de la pauvreté dans ses zones d’intervention

 

Les administrateurs du Programme de développement de l’irrigation dans le bassin du Bani et à Sélingué (PDI-BS), réunis hier lors de la 10è session de leur Comité de pilotage, ont apprécié le rapport bilan des activités de 2020 et l’état d’exécution du budget y afférent. Ils ont également examiné le Programme d’exécution technique et financière (PTEF) 2021.
Cette session se tient à un moment marqué par l’insécurité et la Covid-19. C’est dans ce contexte que le PDI-BS amorce le dernier tournant de son long périple, marqué par la clôture de l’essentiel des financements extérieurs, à l’exception des accords de prêts de la BOAD, de la BIDC et de l’Exim Bank Corée du Sud, pour lesquels l’essentiel des activités seront exécutées courant 2021, a fait remarquer Lassine Dembélé, secrétaire général du ministère de l’Agriculture, de l’élevage et de la Pêche.

Les enjeux majeurs pour cette année se rapportent à l’achèvement et la réception des travaux du seuil de Djenné en juillet 2021. Il faut rappeler ici que ce seuil a une double fonction de désenclavement et d’irrigation. «La fonction de désenclavement est aujourd’hui fonctionnelle. Il reste à terminer la fonction irrigation, c’est-à-dire mettre en service le seuil pour l’irrigation des périmètres aménagés», a précisé le coordinateur national du PDI-BS, Amadou Diadié Daou.

Un autre défi à relever est la conduite des essais de mise en eau de l’aménagement hydro-agricole en maîtrise totale de l’eau de Sarantomo de 984 hectares et des aménagements en submersion contrôlée du casier de Djenné de 5.670 hectares, a insisté Lassine Dembélé. S’y ajoutent, selon lui, la poursuite des travaux du casier de Kandara de 8.844 hectares à Djenné, la finalisation de l’étude d’aménagement de 10.000 hectares de bourgoutière et la réalisation des activités relatives aux PGES des trois zones. Il a ajouté que cette année verra également la préparation de la phase II du PDI-BS et l’extension des aménagements hydro agricoles. L’objectif est de renforcer et consolider les acquis de la présente phase.

Pour la réalisation de ces activités programmées en 2021, il est prévu une enveloppe financière estimée à 16.466.044.915 Fcfa, en hausse de 28,12%, comparé à 2020, a évalué le secrétaire général du département en charge de l’Agriculture. 78,12% de ce budget est destiné à la réalisation des travaux. Les dépenses de fonctionnement représentent 2,75% de son coût global, soit une réduction de 30,65% par rapport à 2020, a précisé Lassine Dembélé.

Parlant des activités de 2020, le secrétaire général du ministère de l’Agriculture, de l’élevage et de la Pêche a souligné que les travaux de consolidation du périmètre irrigué en maîtrise totale de Maninkoura sur 915 hectares et des pistes en zone Office de développement rural de Sélingué (ODRS) ont été achevés. Ont été également finis, ceux relatifs à la consolidation et à l’extension des aménagements de la phase I du Projet moyen Bani (PMB) dans la zone de Bla/San sur 10.540 hectares nouveaux, en submersion contrôlée, de construction du pont-route du seuil de Djenné.

Des équipements agricoles ont été acquis et octroyés aux producteurs des zones de Bla/San, Djenné et Sélingué, a-t-il salué. Outre l’exécution des conventions signées avec les structures techniques de l’état, la mise en œuvre des mesures prévues dans le cadre des plans de gestion environnementale et sociale des trois zones se poursuit, a assuré Lassine Dembélé.

Le Programme de développement de l’irrigation dans le bassin du Bani et à Sélingué est une réponse au phénomène de changement climatique dans les zones de Djenné, Bla/San et Sélingué. Il œuvre pour l’accroissement de la sécurité alimentaire et la réduction de la pauvreté dans ses zones d’intervention.

Cela en contribuant, à travers des investissements structurants, à l’augmentation des productions rizicoles agro-sylvo-pastorales et piscicoles des exploitants ruraux. Un accent particulier est mis sur la préservation de l’environnement et l’autonomisation des groupes vulnérables (femmes et jeunes).

Makan SISSOKO

Source : L’ESSOR

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