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Mohamed Ali Bathily à propos de l’élection présidentielle au Mali : « « Manassa Dagnoko est démissionnaire et par conséquent les résultats proclamés par sa cour constitutionnelle sont nuls et non avenus »

Mohamed Ali Bathily, ancien ministre de la justice non moins et désormais ancien candidat à l’élection présidentielle, fustige que les résultats proclamés par Manassa Dagnoko, présidente de la cour constitutionnelle sont nuls et non avenus. Il argue à cet effet que la présidente de la cour constitutionnelle a violé la nouvelle loi électorale contre son avis personnel au profit du président sortant. Pour Maitre Bathily, la présidente de la cour constitutionnelle a donné son avis sur le vote par procuration à la demande du ministre de l’administration territoriale et de la décentralisation. Dans son argumentaire, il soutient que c’est une lettre écrite dans laquelle Manassa Dagnoko donne son avis en proposant de faire le vote par procuration dans la commune. « Chose qui viole superbement la loi électorale qui exige le vote par procuration lorsque les deux électeurs sont dans le même bureau de vote », explique –t-il face à la presse.


La combine de Manassa et Ag Erlaf a été mise à nue par Maitre Bathily en ces termes: « En donnant son avis contre la loi électorale, la présidente de la cour constitutionnelle a violé l’article 3 portant loi organique déterminant les règles d’organisation et de fonctionnement de la cour constitutionnelle ainsi que la procédure suivi devant elle » martèle–t-il. L’article 3 de cette loi stipule que : « Les fonctions des membres de la cour constitutionnelle sont incompatibles avec toutes les fonctions publiques, administratives ou toutes activités privée ou professionnelle ». Par conséquent, selon Me Bathily, la présidente de la cour constitutionnelle a démissionné en s’ingérant dans les fonctions administratives tout en ignorant la loi électorale. Cela conformément à l’article 10 de l’organisation de la cour constitutionnelle qui précise : « la cour constitutionnelle constate, le cas échéant, la démission d’office de celui de ses membres qui aurait exercé une activité, une fonction ou un mandant électif incompatible avec sa qualité de membre de la cour, qui n’aurait plus la jouissance de ses droits civils et politiques ou qui aurait méconnu les obligations générales et particulières visées aux articles 3 et 8.
« L’arrêt de la cour constitutionnelle proclamant le candidat Ibrahim Boubacar Keita, président de la république du Mali est nul et non avenu, pour raison de forfaiture », a déclaré maître Mohamed Ali Bathily, un des candidats malheureux de la présidentielle malienne. Signalons à cet effet que l’opposition appelle à marcher ce samedi 25 août à Bamako, pour reclamer la victoire du peuple.
Dily Kane
Mali24

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