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L’imam Mahmoud Dicko au procès du meurtrier de Yattabary « Nous étions là pour que la peine de mort soit appliquée conformément au Coran… »

L’imam Mahmoud Dicko au procès du meurtrier de Yattabary “Nous étions là pour que la peine de mort soit appliquée conformément au Coran…”

L’ancien président du Haut Conseil islamique, Mahmoud Dicko, s’est rendu, hier, à la Cour d’appel pour soutenir les proches de Yattabary. Il avait exigé avant même le délibéré la peine de mort qui, finalement, a été prononcée à l’encontre de Moussa Guindo.

L’audience  a débuté à 9  heures  comme prévu. Des proches  de Yattabary, venus de Bamako et des environs ont rempli la salle comme un œuf. Et scandaient à gorge déployée :  » Atakbir Allahou-Akbar ».

Les policiers et les manifestants ont été à un doigt d’en découdre. Pour cause, les manifestants avaient pris d’assaut la cour du tribunal  très tôt le matin pour réaffirmer leur attachement à la mémoire de leur défunt érudit. Les policiers, eux, avaient voulu les déloger des lieux. Sans succès. Les manifestants faisaient usage de la force pour pouvoir accéder à la salle des audiences et suivre le procès. Manifestants et policiers ont échangé plusieurs coups. Il a fallu l’intervention de certains chefs religieux pour faire entendre raison aux manifestants.

Toutefois, ce qui était particulier lors de cette manifestation, c’est bien la volonté des acteurs d’exiger la peine maximale pour le meurtrier de Yattabary. Les pancartes et banderoles,  très visibles, résumaient leur état d’âme: « Nous exigeons la peine de mort », « Nous voulons que  justice soit rendue », « Peine de mort ou rien ».

Avant le délibéré,  l’ancien président du Haut Conseil Islamique, Mahmoud Dicko, s’est présenté à la Cour pour soutenir le défunt qui était un de ses proches. Il était l’un de ses hommes de confiance qui a eu, au plus fort de la crise sécuritaire, à acheminer des convois humanitaires destinés à la population des zones occupées en  2012.

Lors de son apparition à la Cour d’appel, l’Imam Dicko a déclaré :  » Nous étions là pour que la peine de mort soit appliquée. Comme le saint Coran indique, celui qui tue son prochain doit être exécuté. Nous n’avons pas besoin de preuve pour ça ».

Après avoir condamné Moussa Guindo à une peine de mort pour le meurtre de l’Imam Yattabary, le président de l’association Islamique, Mohamed Kimbiri a précisé que « c’est vrai qu’il a été condamné à une peine de mort par les juges, mais nous veillerons à ce qu’elle soit appliquée ».

Yaya KANITAO

Source: l’Indépendant

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