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Les négociations du haut représentant du chef de l’Etat pour le centre, n’engagent pas le gouvernement malien dixit Tiéblé Dramé ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération internationale.

A la faveur de la présentation des vœux du ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale à la presse, celui-ci a été on ne peut plus clair sur la position de l’Etat malien par rapport aux négociations engagées par le haut représentant du chef de l’Etat pour le centre avec les chefs terroristes Iyad Ag Ally et Amadou Kouffa.

Le ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale, son excellence Monsieur Tiéblé Dramé a présenté ses vœux du nouvel an, à la presse nationale et internationale, le mardi 28 janvier dans la salle de conférence de son département. A l’entame de ses propos, le ministre s’est incliné devant le sacrifice de tous les journalistes qui ont perdu la vie dans l’accomplissement de leurs missions et de souhaiter une libération pure et simple de tous ceux qui sont détenus dans l’exercice de leurs fonctions.

Le ministre Dramé a exprimé une pensée pieuse à tous les compatriotes qui vivent dans les conditions extrêmement difficiles et précaires, selon lui, 2019             a été une année noire pour notre pays avec son corollaire d’attaques terroristes notamment Ogossagou, boulkessi, Indelimane etc.                                                                 Il a aussi rappelé que face à la recrudescence des attaques djihadistes, les autorités du Mali ont mis tout en œuvre pour chercher des voies et moyens afin d’y trouver des réponses adéquates. Le dialogue national inclusif est né de la volonté du peuple malien qui croit à la vertu du dialogue et de la concertation. Selon le numéro 1 du département des affaires étrangères, le dialogue national inclusif a été une réussite, puisqu’il a permis à toutes les forces vives de la nation malienne, de se retrouver et de parler du Mali.                          Il a assuré que le gouvernement va s’atteler à la mise en œuvre des résolutions et recommandations du dialogue national inclusif.

Son excellence a passé en revue les grandes lignes du sommet de PAU en France. Les multiples attaques contre les casernes militaires au Mali, au Niger et au Burkina Faso, ont soulevé un vent de révolte contre la politique française au sahel. Les populations des trois pays nommé ci-dessus n’ont pas hésité à marcher pour réclamer le départ des troupes françaises sur leur territoire.              Ce sentiment de révolte, a été vu du côté de l’hexagone, comme étant un sentiment anti-français, ce qui a poussé le Président Emmanuel Macron à organiser ce sommet pour demander aux chefs d’Etat du sahel de clarifier leur position. Selon Monsieur le ministre, ce sommet de PAU a été «  un moment de vérité et un moment de clarification » et d’ajouter que des décisions importantes ont été prises notamment : la mise en place d’une coalition internationale pour le sahel qui mettra un accent particulier sur le volet développement, le renforcement et la poursuite de l’action militaire française dans le sahel. En matière d’appui au retour de l’Etat et des administrations sur le territoire, les chefs d’Etat se sont engagés à « prendre toutes les mesures visant à accélérer un retour de l’administration et des services publics sur l’ensemble des territoires par la question ». Cet effort s’appliquera prioritairement à Kidal. Monsieur le ministre a indiqué qu’un bataillon de l’armée malienne composé de 428 hommes sera redéployé à Kidal.

S’agissant des négociations que le haut représentant du chef de l’Etat pour le centre à engager avec Iyad  ag Ally et Amadou Kouffa, son excellence Monsieur Tiéblé Dramé dira que ces négociations n’engagent nullement pas l’Etat malien. Il faut rappeler que l’ancien président par intérim, le professeur Dioncouda Traoré a animé un point de presse au cours duquel il a déclaré officiellement avoir envoyé des émissaires auprès de Kouffa et Iyad sans donner plus de détail. Nous rappelons, que l’une des recommandations du dialogue national inclusif, est d’engager des discussions avec les chefs djihadistes pour arrêter l’effusion de sang. Le ministre des affaires étrangères a clairement indiqué que le gouvernement n’a rien entrepris dans ce sens.

Interrogé sur la libération de l’ex putschiste Amadou Haya Sanogo et co-accusés, Tiéblé Dramé dit mesurer la complexité de la crise que nous connaissons. « Nous avons besoin de plus d’alliés pour éviter que notre pays ne s’effondre. Personnellement, j’ai fait le choix de tout mettre en œuvre pour sauver ce pays ». Sa position d’anti-putschiste reste inchangée.                                         Le ministre des affaires étrangères n’a cependant pas jugé utile de commenter une décision de justice et de conclure que notre pays vit encore les conséquences de l’interruption démocratique et constitutionnelle de 2012.

Mamadou Macalou :                                                                                                         Source :  LE HERON   

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