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LE COLLECTIF DES DÉPUTÉS DÉCHUS FACE À LA PRESSE, HIER : “NOUS DEMANDONS LA REPRISE DU DÉCRET DE NOMINATION DES MEMBRES DU CNT EN INCLUANT LES 147 DÉPUTÉS”, DIXIT ELI DIARRA

Le Collectif des députés de la 6ème législature était face à la presse hier mercredi 09 décembre 2020 à la Maison de la Presse. L’objectif était de condamner avec rigueur la non prise en compte de leurs suggestions et recommandations par rapport au retour de l’Assemblée nationale et la prise en compte des députés de la 6ème législature dans le Conseil National de Transition. Ce qui pourrait tenir compte de toutes les circonscriptions du Mali, donc, respecter le caractère national dudit Conseil. Cette conférence a été animée par le député élu de Koulikoro, Eli DIARRA, avec à ses côtés d’autres députés déchus.

 

Le Collectif des députés de la 6ème législature a organisé le 9 décembre 2020 à la Maison de la presse de Bamako un point de presse pour inviter les autorités de la Transition de rectifier le tir pendant qu’il est temps.

Dans une déclaration rendue publique à la faveur de cette conférence de presse, le Collectif des députés de la 6ème législature a laissé entendre que le Conseil National de la Transition, dans la Charte de la Transition, ne peut en aucun cas remplacer l’Assemblée nationale sur le plan sous régional, régional et international. Et d’annoncer que seuls les députés élus au nom du peuple peuvent se saisir du dossier des sanctions contre le Mali et du vote d’une loi d’amnistie en faveur des acteurs des évènements du 18 août 2020. Les députés de la 6ème  législature estiment que sans le parlement avec des élus, le Mali ne sera plus représenté dans les instances régionales, sous régionales et internationales. Ce qui peut être fatal pour un pays déjà en difficulté sociale, politique, sanitaire et sécuritaire.

 

Le porte-parole du Collectif, Eli DIARRA, a rappelé que sachant le rôle important que peuvent jouer les élus du peuple en cette période très difficile, “nous avions demandé le rétablissement effectif de la constitution du 25 février 1992 qui stipule qu’en cas de dissolution de l’Assemblée Nationale, des élections législatives doivent se tenir dans les quarante (40) jours qui suivent. Le cas échéant, aucune dissolution n’est possible”.

 

Selon ledit Collectif, la poursuite du processus des réformes politiques et institutionnelles suivant les recommandations du Dialogue national inclusif et des journées de Concertations nationale ne peut être effective sans le vote des lois à l’Assemblée nationale. Et d’ajouter que l’adoption d’un accord politique et social par l’ensemble des forces politiques et sociales du pays et son approbation par l’Assemblée Nationale est nécessaire pour réguler la période transitoire, afin de combler le vide constitutionnel dans la conduite des affaires publiques à l’instar de la crise de 2012.

 

“Nous n’avons pas été écoutés par les maîtres du jour, mais nous avons été dignes et stoïques dans notre combat légal et légitime. Nous avons montré notre bonne foi et ce malgré la situation sociale dégradante dans laquelle certains députés se trouvent”, a-t-il indiqué.

“Mais, nous n’avons pas voulu mener des actions en tenant compte de la fragilité de notre pays qui se trouve être notre seul bien commun”, a-t-il précisé. “On ne peut pas faire une Assemblée sans Assemblée”, a affirmé le conférencier. Avant de condamner avec la dernière rigueur la non prise en compte de leurs suggestions et recommandations par rapport au retour de l’Assemblée Nationale au mieux et la prise en compte des députés de la 6ème législature dans le CNT au pire, pour tenir compte de toutes les circonscriptions du Mali.

 

“Dans un souci de continuité consensuel, nous demandons la reprise du décret de nomination des membres du CNT en incluant aux 121 membres, les 147 députés élus par le peuple. Les députés de la 6ème législature refusent d’être ignorés dans la construction du pays alors qu’ils ont été élus par ce peuple au nom duquel tout le monde parle “, a-t-il clamé.

Source : Le Soir De Bamako

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