La directrice générale du FMI Christine Lagarde a pointé jeudi « l’incertitude » qui entoure la santé des banques européennes alors que des tests de résistance doivent être menés cette année par la BCE.
La directrice générale du FMI Christine Lagarde a pointé jeudi « l’incertitude » qui entoure la santé des banques européennes alors que des tests de résistance doivent être menés cette année par la BCE.
« Une des zones d’incertitude pour l’Europe réside dans l’état de santé de ses banques », a déclaré Mme Lagarde dans une tribune publiée sur le site d’expertise économique Project Syndicate.
La crise financière et celle de la dette ont mis à rude épreuve le secteur bancaire européen, nécessitant de vastes recapitalisations en Irlande, Grèce, Chypre ou Espagne.
Dans sa tribune, Mme Lagarde a salué les prochains tests de résistance bancaires que la Banque centrale européenne (BCE) doit mener cette année, parallèlement à un examen de la qualité des actifs financiers dans l’UE.
La dirigeante a toutefois assuré que ces tests ne pourraient « rétablir la confiance » qu’à la condition « qu’ils soient bien faits ».
Plus globalement, Mme Lagarde a recensé certains signes d’amélioration économique sur le globe après avoir annoncé mardi que le FMI relèverait ses prévisions de croissance mondiale, dont la publication est prévue pour le 21 janvier.
« Il reste encore du travail », a-t-elle toutefois souligné, assurant que l’actuelle prévision de croissance pour l’économie mondiale (3,6% en 2014) restait « inférieure à son potentiel » qui se situerait, selon elle, « autour de 4% » par an.
Mme Lagarde a notamment estimé qu’il était « vital » que les Etats-Unis mettent un terme définitif aux « querelles politiques » sur l’avenir budgétaire du pays après le récent compromis conclu entre républicains et démocrates.
© 2014 AFP