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Hommage : Me Gakou était mon idole

Je l’ai connu et pratiqué grâce à mes oncles Saouti et Beydi Haidara, il y a une vingtaine d’années. Il m’a vu grandir. Je l’appelais L’excellent Me Mamadou Gakou. Il m’appelait le Prince de Markala. J’avais beaucoup d’admiration pour lui, au point que j’ai créé un club de soutien en son nom. Je ratais rarement ses plaidoiries. Il m’a amené dans la cour des grands. Grâce à lui, j’ai serré les mains de grandes personnalités comme Me Demba Diallo, IBK, Me Jacques Verges, Me Marcel Cecaldi et Me Kourechi Ba, pour ne citer que ceux-là. J’étais son journaliste attitré. Dans le journal L’Indépendant, j’ai écrit des tonnes d’articles sur son parcours, tant professionnel que politique. De la CPP, avec Soumana Sacko, à la COPP, qu’il a lui-même créée après.

Me Gakou avait de brillantes idées. J’aimais beaucoup échanger avec lui sur les questions d’actualité nationale et internationale. Notre dernière concertation remonte à moins de dix jours.
Avec feu Me Gakou, nos relations étaient assez étroites, au point qu’il venait rendre visite à mes parents à Markala. C’est pourquoi, j’ai tenu à être présent à ses obsèques, dans son Banamba natal, le lundi 27 juin 2020, une ville que j’ai découverte pour la première fois en sa compagnie.
A sa famille, à ses amis, je présente mes condoléances les plus sincères.
Dors en paix L’excellent Me Gakou.
Alassane Diarra Moulaye

 

Hommage
Adieu mon professeur !
C’est avec émoi que j’ai appris dans votre journal, notre journal, du lundi 27 juin, la disparition de Maître Mamadou Gakou, avocat de son Etat.
Maître Gakou était un éminent professeur de Droit privé. J’ai eu la chance de l’avoir comme professeur de Droit Civil à l’Ecole Nationale d’Administration (ex-ENA du Mali), en 1983.
En effet, en cette année scolaire 1983-1984, compte tenu du nombre très élevé des bacheliers orientés à l’ENA, les cours des classes de 1ère Année n’ont débuté qu’en décembre 1983. Question de répartition de salles de classes avec des effectifs pléthoriques.
Un lundi matin du mois de décembre 1983, un élégant jeune homme, la trentaine révolue, s’est présenté à nous, en ces termes :  » Bonjour chers étudiants ! Je me nomme Mamadou Gakou. Je suis fraichement revenu de la France. Comme promesse faite à mon aîné, Amadou N’Diaye dit Charlie, votre Directeur, j’ai pris l’engagement de vous dispenser, gratuitement, une année scolaire durant, des cours de Droit Civil. Présentement, je suis avocat stagiaire au Cabinet de Maître Demba Diallo. »
Quel ne fut mon étonnement d’apprendre d’un concitoyen de dispenser gracieusement des cours, durant toute une année scolaire.
Mamadou Gakou s’était très bien distingué des autres professeurs par sa tenue vestimentaire et sa méthode d’enseigner. Jamais, il ne s’énervait et il était toujours à l’écoute de ses étudiants ; prêt à répondre aux multiples questions à lui adressées.
Au prétoire, l’homme était aussi très élégant! Rarement, Maître Madou Gakou perdait un procès.
J’ai souvenance ! Au procès  »Crimes de sang » de l’ex- président de la République, feu Général Moussa Traoré, Maître Mamadou Gakou était le Conseil de son beau-père, feu Général Amara Danfaga. A ce procès, il a convaincu le président de la Cour de l’innocence de son beau-père dans les assassinats de Janvier et Mars 1991.Ce dernier fut acquitté !
Il a été un fidèle compagnon du célèbre avocat, maître Jacques Vergès, du Barreau de Paris.
A sa famille et à tout le personnel du journal  »L’Indépendant », son journal, notre journal préféré, je présente mes condoléances les plus émues.
Adieu mon Professeur !
Youssouf Massaman SANGARE
Votre ancien étudiant de l’ENA

Source : L’INDEPENDANT

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