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G5 SAHEL-Mali : Divorce consommé

Un mois après l’annonce du retrait le 15 mai passé par le porte-parole du gouvernement Abdoulaye Maïga, le Chef d’Etat-major des Armées vient, à son tour, de notifier le désengagement du Mali de la Force Conjointe du G5 Sahel. Les personnels concernés par ce retrait retourneront dans leurs services respectifs à compter du 1er juillet.

 

La rupture était officielle il y a quelques jours. Elle est désormais totale et effective entre le Mali et le G5 Sahel. Après l’annonce officielle par les autorités gouvernementales de retirer le pays de toutes les instances du G5 Sahel, les militaires et autres forces armées et de sécurité viennent d’emboiter le pas. Cette décision de ne plus participer aux actions militaires a été notifiée le 14 juin par le Chef d’Etat-major général des Armées à son homologue Commandant de la Force Conjointe du G5 Sahel.

Dans sa lettre, le Général de division Oumar Diarra a indiqué que sa décision s’inscrit dans le cadre de la mise en application d’une volonté politique. Celle qui est de retirer le Mali de toutes les instances du G5 Sahel y compris la Force Conjointe. S’adressant à son frère d’arme, le Général Diarra dit, par sa lettre, mettre fin à l’engagement des personnels maliens en service au sein des fuseaux Ouest et Centre à compter du 30 juin. « Les dispositions sont en cours pour rapatrier les personnels concernés dans le délai requis. S’agissant des personnels en service au PCIAT de la Force Conjointe du G5 Sahel, leur désengagement prend effet à compter du 30 juin 2022 avec une reprise de service dans leurs Armées et Services à compter du 1er juillet 2022 », a précisé le Chef d’Etat-major des Armées du Mali.

Créé en 2014, le G5-Sahel est un cadre de coopération entre 5 pays à la fois pour la sécurité et le développement. C’est ainsi qu’il a officiellement lancé en 2017 une force conjointe pour sécuriser les frontières. Avec le retrait du Mali, l’organisation ne compte plus que 4 pays à savoir le Burkina Faso, le Niger, la Mauritanie et le Tchad. Dans leur volonté de retrait du pays, les autorités maliennes avancent plusieurs raisons dont les manœuvres d’une puissance occidentale et le déni de la présidence tournante au Mali qui devait être effective depuis février 2022.

 

Alassane Cissouma

Source : Mali Tribune

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