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Front social : L’UNTM exige du gouvernement des dates précises et proches pour l’application de tous les accords

Dans une lettre adressée, le 9 mai 2022, au Ministre du Travail, de la Fonction Publique et du Dialogue Social, le secrétaire général de l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM), Yacouba Katilé, exige du gouvernement des dates précises et proches pour l’application de tous les accords. « Cette lettre est peut- être la dernière que l’on vous adresse. Elle est faite parce que nous sommes attachés à la réussite de la Transition. Humainement, syndicalement, l’UNTM n’est plus en mesure de soutenir des mesures politiques et administratives qui ont semé désolations, morts alors que le train de vie générale des pouvoirs publics se maintient et se renforce. Votre gestion des commissions de travail a été dilatée, rien de tangible de sécurisant, portant des espérances d’une volonté d’extinction des accords, dont certains sont issus des revendications, datant de 2014. Ce n’est plus une commission de suivi qu’il nous faut, mais des dates précises, proches de l’application de tous les accords », a souligné Yacouba Katilé dans sa lettre.

« Cette lettre est peut- être la dernière que l’on vous adresse. Elle est faite parce que nous sommes attachés à la réussite de la Transition, le seul créneau d’émergence du Mali Nouveau. Autrement dit, la quasi-totalité des bases estiment non nécessaire un tel écrit. En effet, tout prouve qu’au nom de la transition les dossiers relatifs aux travailleurs en activité que sont les contractuels, les conventionnaires sont mis sous le boisseau, et que ceux relatifs aux droits des ex-travailleurs que sont les compressés, les retraités par anticipation sont impitoyablement refoulés aux calendes grecques, malgré 30 à 40 ans d’attente dans une précarité, dans une avalanche de dislocation des familles dans des décès subits pour des amertumes répétitives », révèle la lettre de l’UNTM adressée au gouvernement. Selon Yacouba Katilé, humainement, syndicalement, l’UNTM n’est plus en mesure de soutenir des mesures politiques et administratives qui ont semé désolations, morts alors que le train de vie générale des pouvoirs publics se maintient et se renforce. « Notre mandat, porteur de notre honneur, de notre dignité aujourd’hui comme demain, sont dans la défense résolue des intérêts des travailleuses et travailleurs, qui nous ont fait confiance, souvent malgré ces mêmes pouvoirs publics. Pour tout dire, votre gestion des commissions de travail a été dilatée, rien de tangible de sécurisant, portant des espérances d’une volonté d’extinction des accords, dont certains sont issus des revendications, datant de 2014. Rien ne vient auréoler un syndicalisme véritable dans ces conditions », a-t-il dit. Il a fait savoir que le bilan accompagnant cette lettre est si éloquent que parler triomphalement de trêve est en faite une reconnaissance de la politique de collaboration, de trahison de la défense des intérêts, des droits des travailleuses et travailleurs. « Faut-il souligner qu’au sein de l’UEMOA et de la CEDEAO, nous, le Mali, nous distinguons par la persistance de l’épineux problème des victimes de réformes économiques concoctées avec la Banque Mondiale et le FMI. Somme-nous la 3ème  économie de I’UEMOA ou non. Alors que les responsables de l’Etat chargés de la gestion des problèmes sont encore en vie. La transition gagnerait à les entendre à travers les mécanismes légaux, nul n’étant au-dessus des lois. Ce n’est plus une commission de suivi qu’il nous faut, mais des dates précises, proches de l’application de tous les accords », a conclu Yacouba Katilé.

A rappeler que le vendredi 05 février 2021, il y a eu la signature d’un procès-verbal de conciliation entre le Gouvernement de Transition du Mali, le Conseil national du Patronat du Mali (CNPM) et l’UNTM. Dans ce procès-verbal de conciliation, le Gouvernement s’est engagé à recruter 23 728 jeunes, conformément à la prévision budgétaire de 2021, à intégrer dans les fonctions publiques tous les enseignants des Ecoles Communautaires (ECOM) au plus tard à l’ouverture prochaine des classes, à mettre en place des mesures et des structures appropriées pour la relance du chemin de fer à compter du 31 juillet 2021, à prendre des mesures immédiates pour réduire la cherté de vie au Mali etc.

Aguibou Sogodogo

Source: Le Républicain

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