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Enquête de la Fondation Friedrich Ebert-Stiftung sur la situation générale du Mali La justice, la police, …demeurent les secteurs en tête de la corruption

Les résultats de l’enquête d’opinion de la Fondation Friedrich Ebert-Stiftung, intitulée « Que pensent les Maliens ? » réalisée, du 8 au 26 mars 2021, sur l’évolution de la situation générale du Mali, par la Mali-Mètre, présentés, la semaine dernière, révèlent : « la justice avec 53,5%, la police avec 50,1% restent les secteurs les plus corrompus du Mali ».

Selon le représentant résident de Friedrich Ebert-Stiftung au Mali, Christian Klatt, cette enquête de Mali Mètre s’est déroulée du 8 au 26 mars 2021. Et elle a concerné un échantillon global de 2 258 personnes âgées de 18 ans et plus, réparties dans le District de Bamako et l’ensemble des capitales régionales, notamment Kidal, Ménaka et Taoudéni.

Aussi, a-t-il souligné, l’enquête d’opinion intitulée « Que pensent les Maliens ? » a pour objectif, non seulement d’orienter les décisions politiques, mais aussi d’inciter les populations à s’engager dans la mise en œuvre et le suivi des politiques publiques.

Par ailleurs, il ressort des résultats de l’enquête que 33,1% des Maliens seulement estiment que la situation générale du pays s’est améliorée au cours des 12 derniers mois. Par contre, 41,6% de la population pense qu’elle s’est détériorée et 24,2% est d’avis que la situation est restée au même niveau.

S’agissant des défis au Mali, les Maliens sondés soutiennent que les principaux défis actuels sont entre autres, la lutte contre le chômage des jeunes, (opinion de 46,6% de concitoyens) ; l’insécurité, évoquée par 44,6%, l’insécurité alimentaire par 42,5% ; la pauvreté par 38,7% ; et l’amélioration du système éducatif par 37,8% des sondés.

Gestion de la transition

Concernant le niveau de satisfaction de la gestion de la transition, les résultats de l’enquête révèlent que près des 2/3 soit 65,5% sont satisfaits de sa gestion. Toutefois, note le document, dans la région de Kidal, plus de la moitié de la population, soit 53,2% disent être insatisfaits de la gestion de la transition. Il en est de même à Mopti, où un tiers de la population n’est pas satisfaite de la gestion de la transition.

La question relative à la confiance de la distribution de la justice malienne était également au centre de cette enquête d’opinion nationale. Il y ressort que moins de la moitié des Maliens, soit 47,7%, ont confiance en la justice contre 45,0% qui disent qu’ils n’ont pas confiance.

Sur l’efficacité de la justice malienne à traduire devant les juridictions maliennes les personnes qui commettent des crimes, l’enquête note que plus de la moitié des Maliens sont d’accord qu’elle est efficace pour traduire en justice les personnes responsables de crimes.

Par ailleurs, l’appréciation du niveau de corruption au Mali reste mauvaise. Le document révèle que 9 personnes sur 10 jugent le niveau de corruption au Mali très élevé à 68,5% tandis que 22,8% la jugent plutôt élevé.

Pour de nombreux Maliens, les secteurs les plus concernés par l’ampleur de la corruption sont : la justice avec 53,5%, la police avec 50,1% ,…

En ce qui concerne la fréquence de l’impunité au Mali, l’enquête relève que 8 Maliens sur 10 (50,4%) pensent qu’elle est très fréquente au Mali alors que 32,4% la trouve plutôt fréquente.

Quant au chapitre de la sécurisation du pays, l’enquête de la fondation Friedrich Ebert-Stitung révèle que 38,0% des sondés se disent satisfaits du travail de la MINUSMA contre 42,7% qui n’en sont pas du tout satisfaits. Ces personnes sondées reprochent à la Mission Onusienne « de ne pas protéger la population contre les violences des groupes armés et des terroristes ».

A propos de la force Barkhane, 45,6% des Maliens ne sont pas satisfaits de son travail contre 30,5% qui n’en sont pas du tout satisfaits. Toutefois, l’enquête d’opinion explique qu’un Malien sur trois se dit satisfait du travail de Barkhane au Mali.

Par contre, 44,9% des sondés sont satisfaits du travail du G5 Sahel, mais ils reprochent à cette force, qui manque de moyens, « ne pas protéger la population contre les violences des groupes armés, de ne répondre que trop lentement aux défis de la stabilisation et que son mandat n’est pas suffisamment connu.

Les perspectives

Au regard de tous ces manquements déplorés sur la gouvernance du pays, les Maliens ont manifesté à travers cette enquête d’opinion un intérêt pour les prochaines consultations électorales.

« Plus de 8 Maliens sur 10 pensent voter lors des prochaines élections. Plus particulièrement à Gao, presque la totalité des citoyens compte se rendre aux urnes lors des prochaines élections », révèle l’enquête de Mali-mètre. Lire la suite sur aumali…

 

Seydou Diarra

Source: l’indicateur du renouveau

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