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Enlèvement d’Olivier Dubois : un intermédiaire identique pour le journaliste français et Sophie Pétronin

Pour organiser une rencontre avec le chef d’un groupe djihadiste, Olivier Dubois, journaliste français enlevé le 8 avril à Gao, au Mali, est passé par un intermédiaire qui avait été en contact avec la famille Pétronin.

Olivier Dubois, qui écrit pour plusieurs médias, dont Libération et Le Point, a été enlevé le 8 avril à Gao, au Mali, par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), alors qu’il devait s’entretenir avec Abdallah Ag ­Albakaye, commandant d’un groupe dans la zone de Talataye. Selon le journaliste Anthony Fouchard – ancien correspondant de RFI au Mali et qui publie mercredi Il suffit d’un espoir* dans lequel il raconte la détention de Sophie Pétronin pendant près de quatre ans et le combat mené par son fils Sébastien pour la faire libérer – c’est Souleymane Ag Rhilly qui était chargé d’organiser cette rencontre.

Un nom qui n’est pas inconnu des Pétronin : cet homme, surnommé “l’infirmier” dans le livre d’Anthony Fouchard, avait en effet servi d’intermédiaire lors d’un transfert d’argent entre le fils Pétronin et les djihadistes, somme destinée à lui permettre de rendre visite à sa mère pendant sa détention. A l’époque, il avait respecté les termes de sa mission puisque les 1.500 euros confiés par Sébastien Pétronin en août 2019 ont été retrouvés par l’armée française dans le campement depuis déserté par les djihadistes et remis à Sophie Pétronin elle-même peu après sa libération.

Un intermédiaire présenté par Olivier Dubois
C’est d’ailleurs Olivier Dubois qui avait présenté “l’infirmier” à Sébastien Pétronin, le Malien assurant avoir “soigné une femme blanche retenue captive dans un lieu souterrain, une sorte de cave” et pouvant jouer les intermédiaires pour organiser une rencontre entre le fils et sa mère. Un épisode dévoilé par Anthony Fouchard dans son livre.

Le rapt d’Olivier Dubois a été confirmé dans la nuit du 4 au 5 mai, par une vidéo dans laquelle on le voit apparaître, assis en tailleur sous une tente. Il dit s’adresser à sa famille, à ses amis et aux autorités françaises “pour qu’elles fassent tout ce qui est en leur pouvoir pour (le) faire libérer”.

Le journaliste a rallié Gao depuis Bamako le 8 avril au matin par avion. Il a déposé des affaires – comme son passeport et son téléphone – à l’hôtel où il avait une chambre réservée. Son fixeur a indiqué l’avoir accompagné dans une rue de Gao où il l’a vu embarquer dans une voiture avec plusieurs hommes. Il n’a plus été vu ensuite. La France a ouvert une enquête préliminaire pour “enlèvement en bande organisée” et “en relation avec une entreprise terroriste”.

*Il suffit d’un espoir, Anthony Fouchard, Editions Les Arènes, 400 pages, 18 euros

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