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Différend entre les facultés de droit et les enseignants vacataires à propos des indemnités de surveillance d’octobre 2014: L’intervention du ministre Mountaga Tall vivement sollicitée

Chevilles ouvrières pour certains marches pieds pour d’autres, les professeurs vacataires sont pourtant considérés comme des malpropres, côté récompense. En tout cas, c’est l’impression qu’ils ont d’eux-mêmes au niveau des deux facultés de droit (Droit privé et de Droit public). La preuve, depuis octobre 2014, les pauvres courent derrière des modiques sommes en guise d’indemnités de surveillance des examens de la 2ème session de l’année académique 2013-2014. L’administration universitaire, qui donne l’impression de feindre le problème se fait le dos large mettant les pauvres enseignants dans le dos du ministre. Tandis qu’elles jouissent d’une autonomie de gestion (financière et administrative). Où est donc passé l’argent ? C’est la question qui taraude les esprits au niveau des deux facultés. D’où le cri de cœur en direction du ministre Mountaga Tall, afin qu’ils puissent non seulement rentrer en possession de leurs dus, mais aussi pour la régularisation de leurs situations.

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Fraichement revenus du Sénégal, du Burkina Faso, de la Côte-D’ivoire, de France et d’ailleurs où ils ont décroché leurs Diplômes  d’études Approfondies (DEA) en droit avec la ferme volonté de servir leur pays, ces jeunes diplômés en droit (public et privé) font face à une véritable muraille de chine, constituée par des anciens qui refusent de leur faire de la place dans les amphithéâtres et/ou les salles de classes (travaux dirigés). Du gâchis, sinon une perte pour nos jeunes universités. Parmi ces anciens, certains sont en passe de faire valoir leur droit à la retraite. Au lieu de songer à ranger les chemises en passant en beauté la main à leurs cadets, ils continuent à s’accrocher à des heures supplémentaires pour se remplir les poches au détriment du trésor public. Mais, en dépit de cet ostracisme, les jeunes acceptent de se faire marcher dessus dans l’espoir de décrocher un contrat un jour.

Aujourd’hui, ce sont eux qui sont au four et au moulin de tout ce qui se passe dans les dites facultés (cours magistraux, examens, travaux dirigés, surveillance des examens, correction des examens, calcul des notes…). Les titulaires écrasés par des années de travail de routine se font remplacer par ces jeunes dont ils refusent de payer les dus.

Selon nos sources, ce sont ces vacataires qui font tout au niveau de ces facultés alors que leur  statut n’existe même pas légalement car c’est une création des autorités universitaires dans le but de palier au manque d’enseignants et exploiter ces jeunes  ayant décroché leurs diplômes pour la plupart et à l’extérieur et qui sont revenus avec fougue servir leur pays.  A en croire notre source, ceux-ci sont dans toutes les activités de ces facultés et font même partie de commissions d’examens alors qu’ils y  sont les moins considérés.

« Il ya quelques jours, lors d’une rencontre sur la situation des enseignants, le SNESUP a fait le compte-rendu de ses activités et revendications.  Dans ces revendications, ne figure aucune, concernant les vacataires alors que ces facultés ne peuvent pas fonctionner sans eux. », regrette notre interlocuteur. Qui explique que dans ces facultés, rares sont les enseignants permanents qui font leur travail normalement car  tout le travail repose sur les vacataires qui donnent des cours magistraux, font les Travaux dirigés, surveillent les examens, corrigent les feuilles d’examens, font le dépouillement….

« Ce sont les vacataires qui font tout le travail dans ces facultés alors qu’ils sont les moins considérés. », renchérit une autre source. Avant d’expliquer qu’il  y avait eu un compromis entre le ministre de tutelle et le groupe des vacataires qui ont voulu se faire connaitre. Dans certaines facultés comme celle de la Médecine poursuit notre interlocuteur, les doléances ont été prises en compte et ceux-ci ont été intégrés. Par contre, dans les facultés de droit où le problème est plus crucial, les vacataires soufrent le martyre, a-t-elle regretté.

Une injustice en cache une autre

En plus de cette injustice, notre source ajoute que certains détenteurs de DEA avaient demandé de l’aide avec l’Etat malien pour réaliser leurs thèses de doctorat sans succès. Faute de statut clair. Car, seuls les agents publics disposent de ce privilège, ou que les facultés acceptent de parrainer certains en prenant en charge les frais de formation. Ce qui fait que la plupart d’entre eux vivent dans un désarroi total.

« Certains s’étaient inscris en thèse et ont été obligés d’abandonner car ils n’ont reçu aucune aide de leurs facultés encore moins de l’Etat. », a laissé entendre notre source qui estime qu’à défaut de cela, l’Etat pourrait les intégrer dans la fonction publique à travers un concours.

« Contrairement à d’autres facultés comme la faculté de médecine, il n’y a jamais eu de concours d’intégration au niveau de nos deux  facultés, conformément aux textes. Les intégrations se font selon  la tête du client. Fréquemment des bras longs qui nous viennent de l’étranger sont directement intégrés sans concours. N’est-ce pas là, du deux poids deux mesures ? » s’interroge-t-elle.

« Le hic qui fait tilt, c’est que difficilement ces personnes donnent normalement leur cours, alors qu’à la fin du mois, ils amassent des gros salaires. C’est nous encore qui sommes là aussi pour faire le travail », a révélé notre source avant de solliciter une intervention du ministre Mountaga Tall pour leur  venir en aide, afin qu’ils entrent dans  leurs droits et régulariser leurs situations. Une condition sine qua nun  pour  résorber le déficit d’enseignants dans les universités et grandes écoles du Mali.

Jointe au téléphone, la responsable de la communication du département, Diallo Dièneba Dème nous a clairement indiqué que  les facultés ont une autonomie de gestion  financière. Toute chose qui prouve à suffisance que le département de tutelle n’a rien à voir dans cette affaire.

 

  1. D

Source: Tjikan

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