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Décidé à se maintenir à la tête de la CMAS : Issa Kaou Djim troque la religion contre le show-biz

Longtemps dissimulé, le malaise au sein de la Cmas s’est finalement relevé au grand à travers une série d’épisodes tumultueux. En effet, le 25 janvier, à la faveur d’un point de presse tenu au siège de la Cmas, plusieurs coordinateurs des communes de Bamako et de certaines régions de l’intérieur décidaient de déposer le coordinateur général Issa Kaou Djim de son piédestal es qualité. Les raisons évoquée par ses détracteurs ont trait à des agissements incongrus, des maladresses ou encore à la négligence des désintérêts de l’imam Mahmoud Dicko». Ils lui reprochent par ailleurs des manquements aux statuts et règlement intérieur du mouvement par parrainage et promotion d’une nouvelle plateforme parallèle à la CMAS, de nouer de nouvelles alliances malencontreuses, incompréhensives et revanchardes à des fins personnelles. Allusion faite manifestement au club de soutien né à son nom, au lendemain de sa nomination au CNT avec rang de vice-président, à laquelle il a rendu visite au Cherif de Banconi. Ce n’est pas tout. Les adversaires de Kaou Djim l’accusent également de gestion clanique de la CMAS et ont décidé, en conséquence, de le révoquer de son poste comme indiqué dans leur déclaration : «Issa Kaou Djim ne parle plus au nom de la CMAS». Un mémorandum signé par l’assemblée des présidents a été remis dans ce sens à l’Imam, qui se serait contenté d’en prendre acte sans autre commentaire.

 

Quelques heures auraient suffi toutefois à Kaou Djim pour répliquer à ses détracteurs via son réseau de communication prisé «Facebook». «Je reste le coordinateur légal et légitime de la CMAS », a-t-il lancé dans un ton sarcastique et moqueur, avant de laissé entendre qu’il n’hésiterait un seul à prendre acte de sa destitution si sa légitimité était contestée du point de vue moral. En clair, la seule personne au-delà des textes susceptibles de l’évincer de son poste est l’Imam Mahmoud Dicko. «Si c’est l’imam qui avait affirmé publiquement qu’il ne se reconnaît plus dans ce que je fais dans la CMAS, j’allais quitter tranquillement la coordination», a-t-il indiqué, en demandant d’être plutôt jugé sur son bilan. «Je ne demande pas aux gens ce qu’ils pensent de moi, mais ce qu’ils peuvent voir sur le terrain. Personne ne peut contester le travail abattu par la CMAS; personne ne peut contester notre bilan et l’imam n’a jamais parlé publiquement pour me désavouer », a-t-il lancé comme un défi avant de qualifier sa révocation de faux débats.

Cette sortie de Kaou Djim – dont l’objectif apparent était de pousser l’Iman tombeur d’IBK à recadrer les frondeurs – reste pour l’instant sans effet escompté. Décidé toutefois à conserver sa position de coordinateur général, un poste à la fois stratégique et pécuniaire, le 4e vice-président du CNT a changé de fusil d’épaule en adoptant une nouvelle stratégie de survie. Et tenez-vous bien. Profitant d’une réunion de l’Appel citoyen pour la réussite de la transition, un mouvement créé pour soutenir la transition, Issa Kaou Djim est apparu publiquement en compagnie d’une dame à moitié voilé présentée comme sa femme, «ce n’est pas habituel de me voir avec une aussi charmante femme. C’est ma chérie. C’est ma femme, elle s’appelle Fatim Dicko », a-t-il lancé sans pour autant expliqué s’il s’agit de la fille de l’Iman Dicko dont il était donné divorcé. Tel un trophée de guerre il n’a eu de cesse de la couvrir de baiser devant les vidéo-men qui en ont recueilli un show de 13 minutes ayant fait tour du monde.

Kaou Djim gagne le bras de fer qui l’oppose à ses détracteurs, du moins pour le moment, car l’assemblée générale annoncée pour le 29 janvier par les frondeurs de Kaou Djim n’a jamais eu lieu. Et aucune raison n’a été communiquée pour expliquer son report, mais fallait-il pour cela qu’un porte-parole attitré de religieux verse dans le show-biz au mépris de toute pudeur confessionnelle ? L’imam va peut-être s’expliquer là-dessus auprès de ses amis wahabites ou en profiter pour faire ce qu’il mijote depuis longtemps : se démarquer d’un gênant gendre.

Amidou KEITA

Source : Le Témoin

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