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CRISE SCOLAIRE : Syndicalistes et gouvernement ne veulent pas faire bouger les lignes et se regardent en chiens de faïence

Après plusieurs tentatives, les négociations entamées par la commission de conciliation mise en place ont pris fin sur un constat d’échec. Syndicalistes et gouvernement ne veulent pas faire bouger les lignes et se regardent en chiens de faïence. Les négociations entamées encore la semaine écoulée ont de nouveau échoué et les enseignants ont amorcé une grève de 20 jours à compter du 17 février 2020.

 

Quatre jours de négociations entre les acteurs de la crise scolaire se sont encore terminés en queue de poisson. La commission de conciliation convoquée par le ministre du Dialogue social, du Travail et de la Fonction publique n’a pas encore donné les résultats escomptés. La rencontre entre acteurs de l’école s’est soldée par un autre échec.

Seul point des syndicats signataires du 15 octobre : l’application « immédiate » de l’article 39 de la loi n°2018-007 du 16 janvier 2018 portant statut du personnel enseignant. L’article stipule que « toute majoration des rémunérations des fonctionnaires relevant du statut général s’applique de plein droit au personnel enseignant de l’enseignement secondaire, de l’enseignement fondamental et de l’éducation préscolaire et spéciale ».
Le rapport de non conciliation prouve, à en croire les syndicalistes lors de leur passage sur les antennes de radios de proximité, que la position du gouvernement n’a pas changé sur le sujet.

Selon eux, le gouvernement estime que l’application de cet article aura une incidence financière de près de 50 milliards de F CFA. Une situation qui n’est pas soutenable aujourd’hui par l’Etat qui fait face à plusieurs urgences. Pour arriver à un point de conciliation, le gouvernement propose que l’indice plafond soit 1100 à compter du 1er janvier 2020 et 1200 à compter du 1er janvier 2021.

La commission de conciliation, mise en place, souhaite qu’en plus du relèvement de l’indice, le gouvernement octroie trois mois de salaire pour 2019 aux enseignants et la reprise de la discussion sur l’article 39 en 2021. Cette proposition a été rejetée selon nos sources par le gouvernement au motif que c’est difficile pour lui de supporter l’incidence financière très lourde.

C’est donc désormais un dialogue de sourds entre les deux parties et le syndicat a invité ses militants à observer une autre grève de 20 jours. Dans tous les cas, ce sont les parents et leurs enfants qui souffrent le martyre pour longtemps encore. La refondation de l’école malienne urge.
Ibrahima Bara
EchosMédias

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