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Complicité Assimi Goïta-Abdoulaye Maïga : Quoi de plus normal pour la stabilité au sommet de l’État !

La gestion du pouvoir est une gymnastique difficile. Elle l’est encore lorsqu’au niveau de l’exécutif, il y a deux voix au lieu d’une, celle du président de la République, la première institution du pays. Les maliens se réjouissent, aujourd’hui, d’avoir un Président de la transition qui s’entend parfaitement avec son Premier ministre. Ce qui n’était pas le cas, il y a quelques plus de 100 jours.

Au Mali, la nouvelle constitution largement approuvée par le peuple malien et promulguée le 23 juin 2023 est claire par rapport aux relations entre le Président de la République et le Premier ministre. Elle indique que le Premier ministre met en œuvre la politique du Président de la République. Et c’est ce que l’actuel locataire de la primature est en train de faire.

Le Général de division Abdoulaye Maïga, il faut le reconnaître, exécute à la lettre cette disposition de la constitution. Est-ce à dire qu’il a les pieds et les mains liés envers le Général d’armée Assimi Goïta? En tout cas, certains n’ont pas manqué de le qualifier comme tel. Et pourtant, ils savent pertinemment que c’est dans la subordination du Premier ministre au Président de la République que l’État peut bien fonctionner.

L’histoire très récente nous a démontré une situation peu enviable qui se passait au sommet de l’État. En effet, Choguel Maïga, l’ancien Premier ministre, pendant son séjour de trois ans à la primature, a soufflé le chaud et le froid. Tantôt, il fait semblant d’adouber le Chef de l’État, tantôt, il se démarque, à travers les réseaux sociaux, en prenant des positions à l’encontre de son chef hiérarchique. Plusieurs exemples peuvent illustrer ce comportement inconstant du président d’une aile du M5-RFP. Par rapport à la crise énergétique, il n’a pas hésité à dire qu’il n’est au courant de rien et que c’est le chef de l’État qui gère ce dossier. Il a apporté son soutien à un mémorandum, “pondu” par la tendance du M5-RFP qui lui est favorable, critiquant ouvertement la gestion de la transition. Il a, aussi soutenu un de ses conseillers qui a publiquement accusé le président du Conseil National de la Transition et le Ministre d’État d’alors d’être ceux qui s’activent pour “casser” le M5-RFP. Avec de telles affirmations, l’on constate aisément qu’il y a une fissure au sommet de l’État. En d’autres termes,  de tels comportements entre un Premier ministre et un Chef de l’État ne peuvent pas contribuer à une bonne gestion des affaires publiques.

Si aujourd’hui, il y a un Premier ministre qui souffle dans la même trompette que le Président de la transition, quoi de plus normal et de légal pour une stabilité au sommet de l’État. Donc, quand il y a stabilité à ce niveau, cela veut dire qu’il n’y a pas de jeu d’intérêts individuels, et que la gestion des affaires se fait de façon très normale. Cessons de chercher le foin dans le sable!

Youssouf Konaré

 

Source: Nouveau Réveil

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