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Collectif national des enseignants chercheurs : du rififi au Snesup

Depuis 2012 les activités du Syndicat national de l’enseignement supérieur (Snesup) tournent au ralenti. Pour revitaliser le syndicat, un ensemble d’enseignants-chercheurs se sont regroupés en collectif appelé Collectif national des enseignants-chercheurs de l’enseignement supérieur (Cnecsup) pour pousser le syndicat à organiser le congrès de renouvellement de son bureau et la mise en place de ses différentes instances d’ici octobre 2020.

Le Collectif national des Enseignants Chercheurs du Mali est né suite à l’inactivité du Snesup. Il a reçu un quitus lors de sa première assemblée générale le 18 juillet 2020 au cours de laquelle il a réfléchi sur des stratégies et modalités à pousser le Snesup à organiser rapidement le congrès pour le renouvellement du bureau national.

Nous voulons que le Snesup rentre dans la légalité. L’article 5 du règlement intérieur stipule qu’il faut organiser un congrès tous les 3 ans pour renouveler l’instance dirigeante. Depuis 2009 aucun congrès n’a été organisé alors que le Bureau national est élu pour 3 ans. C’est pour dire que le mandat de l’actuel Cen-Snesup est arrivé à terme depuis 2012. Le Snesup ne saurait demeurer dans une illégalité et une illégitimité qui ne font que rendre plus faible notre syndicat qui nous a tellement donné, explique Mamadou Badiaga, enseignant-Chercheur au Der Chimie Organique à la FST, membre du comité de pilotage du Cnecsup.

Il précise bien qu’ils ne sont pas dans la logique de créer un second syndicat car le bicéphalisme peut entraver la lutte commune. Le Cen-Snesup est caractérisé par son inaction et s’est carrément dérouté de sa mission principale qui consiste à revendiquer les doléances pour revaloriser le corps enseignant (article 66, indice 3000, cadre juridique…).

Les démarches entreprises sont purement pacifiques. Une lettre a été adressée au Cen-Snesup pour organiser rapidement en fin octobre le congrès. Nous restons dans la logique que le syndicat est un bien commun à l’ensemble des Enseignants-Chercheurs que nul ne peut se l’approprier. Nous voulons mette en place une équipe plus dynamique, intrépide et dévouée pour la cause commune, déclare Mamadou Badiaga.

Le Cen-Snesup qui doit regrouper 15 membres ne compte aujourd’hui que 3. Les autres ont reçu soit des fonctions administratives soit sont à la retraite voire décédés, dit-il.

Le collectif souhaite organiser des élections libres et démocratiques dans une plus grande transparence lors d’un congrès unitaire. A leur avis, ce renouvellement donnera plus de gage aux yeux de leurs partenaires stratégiques.

Ces démarches entreprises n’ont pas été du goût du camarade secrétaire général, Dr. Abdou Mallé. Au lieu de rapprocher le collectif pour sceller l’union sacrée des enseignants-chercheurs auprès des interlocuteurs, le camarade Secrétaire général fait le faux-fuyant en faisant du persiflage par des propos outrageants à l’endroit de ses collègues enseignants-chercheurs. Il nous traite d’égarés, d’imposteurs, et de tous les noms. De quoi le camarade Dr. Abdou Mallé a peur d’aller au congrès ? La vérité se saura, indique Badiaga.

Le collectif Cnecsup ne reconnaît plus le camarade Dr. Abdou Mallé comme représentant légal du Snesup, il ne représente plus les intérêts du corps enseignant-chercheur.

Fatoumata Kané

Source : Mali Tribune 

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