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Circulation à BAMAKO: Le calvaire des usagers

La rapide croissance démographique non planifiée de la ville a entraîné une difficulté en termes de circulation routière. Malgré 3 ponts sur le fleuve, quitter la rive droite pour le centre-ville est un chemin de croix.

Même si Bamako n’a pas un Centre des affaires, le centre-ville, sur la rive gauche, abrite la plupart des administrations. Les populations de la rive droite sont obligées de traverser le fleuve et c’est un véritable calvaire du matin au soir.

Dès 6 heures du matin, la route de l’aéroport Bamako-Senou est prise d’assaut. Véhicules de particuliers, transports en commun, tricycles, taxis, motos…, usent d’imagination pour se frayer des passages. Naturellement, la colère se fait sentir.

Selon Lamine Djiré, chauffeur de Sotrama : « ces troubles trouvent leur source dans le mauvais comportement de certains policiers qui, au lieu de régler le trafic, rackettent les usagers ».

Le Pont Fahd est conçu avec un passage piéton. Pourtant, ce passage est également utilisé par les motocyclistes, ne laissant aucune solution aux piétons. L’accès au centre-ville est une gageure.

Pour Alou Traoré, syndicaliste, les causes de la difficulté dans la circulation à Bamako s’expliquent entre autres par le comportement de certains policiers, l’étroitesse des routes, les tricycles, les mototaxis… « Les autorités doivent prendre des mesures pour rendre la circulation plus fluide », dit- il.

« Le trajet de Kalaban-Coura-Dabanani (centre-ville) nous a pris plus d’une heure et demi », fulmine Aminata Goïta, vendeuse de légumes au marché Wonida. L’adjudant de police Diakaridia Diarra estime que: « malgré les efforts des policiers pour le respect des règles de la circulation, certains usagers essaient de les compliquer la tâche. Ce qui crée souvent une confusion dans la circulation ».

Malgré la circulation alternée, destinée à rendre la circulation plus fluide à Bamako, les habitants de la rive droite ont toujours des difficultés à accéder à la rive gauche et vice-versa aux heures de pointe. Le besoin d’un autre pont se fait sentir sur le fleuve Niger à Bamako.

 

Inza Traoré

(stagiaire)

Mali Tribune

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