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Cheick Sako, le Garde des Sceaux: «Si Dadis Camara rentre, il sera soit en détention… »

Moussa Dadis Camara, qui vit en exil au Burkina Faso depuis 2010, est parti mercredi de Ouagadougou et devait faire escale en Côte d’Ivoire avant de gagner la Guinée. Mais l’escale ivoirienne n’a pas été autorisée et l’avion a été dérouté vers le Ghana où M. Camara a ensuite été empêché de prendre un autre vol à destination de Conakry.

capitaine Moussa Dadis Camara ancien puschites junte militaire Guinée

Le Front patriotique pour la démocratie et le développement (FPDD, opposition) soupçonne les autorités guinéennes de vouloir bloquer le retour de M. Camara en Guinée pour l’empêcher de se présenter à l’élection présidentielle du 11 octobre.

 

Le ministre guinéen de la Justice Cheick Sako dément formellement que la Guinée ait empêché le retour de l’ancien chef de la junte, Moussa Dadis Camara.

 

Assurant que son pays n’avait “rien à voir là dedans”, le ministre a invité l’avocat de Moussa Dadis Camara à “voi(r) avec les autorités ivoiriennes”. Me Jean-Baptiste Jocamey Haba a annoncé son intention de déposer plainte contre la Guinée et la Côte d’ivoire devant la Cour de justice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’ Ouest (Cédéao).

 

Il a prévenu que s’il rentrait en Guinée, le capitaine Camara s’exposerait à des poursuites judiciaires, et qu’il ne serait “pas libre entièrement de ses mouvements (…) : soit, il sera en détention, soit il y aura un contrôle judiciaire.”

 

Par ailleurs, le ministre en a profité pour remettre en question la recevabilité d’une éventuelle candidature à la présidentielle de l’ancien chef militaire, inculpé par la justice guinéenne : “s’il est candidat, a-t-il averti, il y a une Cour constitutionnelle, qui va décider de la recevabilité des candidatures”.

 

Chef de la junte qui s’était emparée du pouvoir à la mort du général-président Lansana Conté le 24 décembre 2008, Moussa Dadis Camara a été inculpé le 8 juillet à Ouagadougou pour “complicité d’assassinats, séquestrations, viols, coups et blessures” par des magistrats guinéens enquêtant sur le massacre d’opposants le 28 septembre 2009 dans un stade de Conakry. Au moins 157 personnes avaient été tuées et 109 femmes violées.

source : lexpressguinee

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