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Burkina Faso : Une attaque terroriste fait plus d’une centaine de morts

Le Burkina Faso a été encore frappé dans la nuit du vendredi 4 au samedi 5 juin 2021, par une terrible attaque terroriste. Plus d’une centaine de civils ont été tués dans le village de Solhan situé dans la région du Sahel, au nord du Burkina Faso.

Des hommes armés non identifiés ont fait irruption dans le village, région du sahel au Nord du Burkina Faso, tuant au moins 160 civils. C’était dans la nuit du vendredi 4 à samedi 5 juin 2021 dans l’attaque la plus meurtrière enregistrée par le pays depuis le début des violences terroristes en 2015.

Suite à cette terrible attaque terroriste dans le village de Solhan, l’ONU déclare son « indignation ». Le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Gutteres « est indigné par l’assassinat, tôt ce matin, de plus de cent civils, dont sept enfants, lors d’une attaque perpétrée par des assaillants non identifiés contre un village de la province de Yagha, dans la région du Sahel au Burkina Faso », a déclaré le porte-parole de l’organisation, Stéphane Dujarric dans un communiqué.

Dans le communiqué, le premier responsable de l’ONU a « condamné vivement cette attaque horrible et souligne la nécessité urgente que la communauté internationale renforce son soutien à l’un de ses membres dans son combat contre la violence extrémiste et son bilan humain inacceptable ».

Ces attaques ont eu lieu dans la zone dite “des trois frontières” (Burkina, Mali et Niger). Cette zone du Sahel est régulièrement ciblée par des assauts meurtriers de djihadistes présumés liés à Al-Qaïda et à l’État islamique contre des civils et des militaires.

Outre le Mali et Niger, le Burkina Faso est l’un des pays du Sahel les plus touchés par le terrorisme depuis 2015. Suite à la multiplication des attaques terroristes dans le Nord et l’Est du pays, le Burkina Faso à travers son Président de la République, Roch mark Christian Kaboré a lancé en novembre 2019 l’idée d’organiser un groupement des volontaires civils pour aider les Forces de défense et de sécurité à combattre les groupes extrémistes dans le pays. Le 21 janvier 2020, au lendemain d’une l’attaque meurtrière ayant fait 36 morts, dans la province de Samantenga, au Nord du pays, l’Assemblée nationale a voté à l’unanimité la loi instituant le recrutement des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP). Ces supplétifs civils volontaires dont la mission principale est le renseignement sont recrutés localement.

Par ailleurs, le Nord du Burkina Faso est la partie du pays la plus touchée par les attaques meurtrières. Cette ampleur de l’insurrection des groupes islamistes affiliés à Al-Qaida et d’autres au groupe État islamique a fait depuis 2015, plus de 1 400 morts et occasionnée plus d’un millions de déplacés. Par ailleurs, depuis le début de l’année les volontaires pour la défense de la patrie ont enregistré une quarantaine de morts dans ses rangs. Un décompte de l’AFP révèle 200 supplétifs tués depuis janvier 2020.

Par ailleurs, selon le gouverneur de la région burkinabè du Sahel, les 17 et 18 mai, 15 villageois et un soldat avaient été tués lors de deux assauts contre un village et une patrouille dans le nord-est du pays. Depuis le 5 mai, face à la recrudescence des attaques djihadistes, les forces armées ont lancé une opération d’envergure dans les régions du Nord et du Sahel.

À noter que face à cette tragédie des forces obscures, un deuil national de 72 heures, à compter de ce jour 5 juin à 00H00 au lundi 7 juin à 23H59, est décrété par le Président Burkinabè, Roch Mark Christian Kaboré.

Ibrahim Djitteye

Source: Journal le Pays- Mali

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