Adama Ben Diarra épingle les autorités maliennes qui ont peur de la France

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Tournoi UFOA U20 : Une situation qui intrigue

Dès l’annonce de la nouvelle formule des éliminatoires de la CAN U20 par le comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF), le sélectionneur des Aiglons, Mamoutou Kané «Mourlé» a été l’un des premiers techniciens à s’interroger sur le bien-fondé de ce changement.

L’ancien gardien des Aigles a expliqué que non seulement la nouvelle formule favorise les pays organisateurs du tournoi qualificatif, mais en même temps, prive les supporters des autres nations de voir leur sélection respective et de vibrer avec elle.

D’aucuns pourront dire que le Mali se trouve dans la même situation que tous les pays n’abritant pas le tournoi et qu’il appartient aux Aiglons de prouver qu’ils peuvent supporter la pression hors de leur base et c’est vrai. Mais Mamoutou Kané qui a évolué presque partout en Afrique avec le Stade malien et la sélection nationale senior connaît, mieux que quiconque, les instances sportives nationales du continent et sait de quoi celles-ci sont capables lorsqu’elles abritent les grandes échéances. Sur ce plan, notre continent a toujours été et reste encore un mauvais élève, un continent où l’acceptation loyale des règles sportives est légion. Pas plus tard que la semaine dernière, une sélection nationale a été contrainte de passer une nuit à l’aéroport, avant de jouer le lendemain à 17h dans le cadre des éliminatoires de la CAN.

Résultat : elle a perdu 2-0. Interpellé, un joueur du pays hôte a martelé qu’il s’agissait d’une réponse au traitement que lui et ses coéquipiers avaient subi à l’aller. C’est la triste réalité du sport africain et personne ne semble s’en émouvoir.
Loin de nous toute idée d’accuser qui que ce soit après la mésaventure de la sélection nationale junior, à savoir la défaite sur tapis vert face à la Guinée-Bissau, suite au test positif à la Covid-19 de certains joueurs et membres de la délégation malienne.

Dans son communiqué, la commission d’organisation du tournoi indique que «Les tests Covid-19 effectués sur les membres de la délégation malienne, le 19 novembre 2020 au lendemain de leur arrivée sur le sol sénégalais, ont révélé des cas positifs, empêchant ainsi la tenue de la rencontre n°2 devant opposer le Mali à la Guinée-Bissau», mais en même temps, le sélectionneur malien, Mourlé affirme que les tests effectués la veille du départ de l’équipe de Bamako, donc moins de 24h, ont été négatifs.

Comment expliquer le fait que 15 membres de la délégation malienne soit contaminés entre Bamako et Dakar ou à leur arrivée à Thiès ? De deux choses, l’une : ou les tests faits à Bamako par les autorités sanitaires du Mali n’étaient pas bons ou ceux effectués au Sénégal par les autorités sanitaires locales sont erronées. Dès lors, on comprend la colère du technicien Mourlé qui pointe un doigt accusateur sur les organisateurs du tournoi et qui martèle ne «pas être surpris de ce qu’il s’est passé».

Ce coup de gueule du sélectionneur des Aiglons interpelle les autorités sanitaires du Mali, dont l’image se retrouve quelque peu écorchée. Autrement dit, le Mali se doit de tirer cette affaire au clair en apportant la preuve que son système sanitaire est fiable, surtout en matière de détection de la Covid-19, une maladie qui ébranle le monde entier depuis décembre 2019.

Souleymane B. TOUNKARA

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