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Sortie de crise : Préservons le Mali de nos égoïsmes !

Jusqu’à présent, les Maliens n’arrivent toujours pas à accorder leur violon pour trouver les voies et moyens à leur crise qui sévit, depuis 2012. Ce comportement égoïste des uns et des autres est en train de casser l’unité du pays, de mettre en mal la cohabitation et de détruire le tissu social. Au point que le pays tend vers sa disparition sans aucune réelle prise de conscience de nos compatriotes, engagés dans une course effrénée au gain facile et de la préservation des biens mal acquis sur le dos du peuple malien. À quand la fin de ce tiraillement pour la réalisation de l’union sacrée autour du Mali, le grand malade ?

 

Plongé dans une crise multidimensionnelle depuis le coup d’État du capitaine Amadou Haya Sanogo contre le régime du général Amadou Toumani Touré (ATT), le 22 mars 2012, le Mali n’arrive pas encore a retrouver le chemin de la paix à cause de la défense des intérêts égoïstes et haïssables des acteurs politiques encouragés dans cette voie suicidaire par leurs militants, partisans et sympathisants qui estiment tout perdre tant que leurs leaders ne gèrent pas les affaires du pays. Ceux qui veulent le changement pour le bonheur de tout un peuple sont taxés d’arrivistes, d’opportunistes et égoïstes ou ils sont venus pour se servir. Et entre ces deux camps antagonistes, le plus grand perdant est le peuple malien qui assiste impuissamment à cette guerre larvée qui nuit dangereusement à ses intérêts fondamentaux et à l’unité nationale.

Le Mali serait-il un cas atypique dans le monde ? La question mérite d’être posée au regard de ce que le peuple malien vit depuis 2012. Si  les crises dans un pays ont été des moments d’affirmer son amour à la patrie pour la sauver au prix du sang, cela est loin d’être le cas de notre pays en proie à une crise qui secoue le soubassement de la maison commune sous laquelle tout le monde tire sa pitance.

Depuis 2012 jusqu’à ce jour, malgré la perte de notre souveraineté sur une bonne partie de notre territoire, abandonnée aux mains des groupes terroristes et narcotrafiquants, les Maliens sont restés divisés quand à une sortie de cirse pour permettre à leur pays d’amorcer son développement économique et social sans lequel tout progrès est voué à l’échec. Et jusqu’à présent, ils sont restés campés sur leurs positions, hostiles à toutes les voies de sortie de crise. Chacun se croit être le détenteur de la vérité et donneur de leçons et pensant qu’après moi, c’est le déluge. Si c’est le cas, ils se trompent sur toute la ligne. Le cimetière, dit- on, est plein d’indispensables. Qu’ils sachent que le Mali survivra sans eux !

Les exemples ne manquent pas dans le monde où les populations des pays en guerre ont mis à terre leurs querelles inutiles, haines, rancunes, rancœurs et égoïsmes  pour faire face à l’ennemi extérieur et à ses complices de l’intérieur dont les actions menaçaient l’unité nationale. Cela s’est produit dans tous les pays qui ont été engagés dans la Première Guerre mondiale et dans la Seconde Guerre mondiale. Les femmes et les hommes de ces pays ont apporté à leur manière leur soutien de toutes sortes aux militaires au front. Ils ne l’ont pas fait au nom d’un parti politique ou des hommes politiques mais pour l’intérêt national dont le fruit appartient à tous les citoyens.

Malheureusement, les Maliens n’ont jusque- là pas compris que c’est grâce au sursaut national à tous les niveaux qu’ils pourront sauver leur pays de cette crise qui n’a que tant causé du tort au peuple malien. Il est temps qu’ils visitent leur propre histoire et l’histoire des autres pays pour trouver les ressorts nécessaires à cette crise créée par d’autres Maliens à des fins personnelles. Et s’ils ne préservent pas le Mali de leurs égoïsmes, les autres, au nom de l’intégration africaine, viendront faire notre pays à notre place. Quelle malédiction !

Aujourd’hui, rien ne justifie ce comportement anti- patriotique des Maliens qui se regardent en chiens de faïence depuis l’avènement de la démocratie dans notre pays en 1991 et qui rejettent la responsabilité de nos problèmes aux autres. Nous ne devons pas rater ce tournant important de la vie de la nation malienne pour se retrouver afin de faire l’état de la nation pour savoir qu’est- ce qui a marché et qu’est- ce qui n’a pas marché et situer les responsabilités des uns et des autres dans le délitement de l’État. C’est grâce à ce langage de vérité que le peuple malien s’en sortira grandi. Mais si la lutte et la protection des intérêts personnels qui sont privilégiés, on peut dire que bonjour les dégâts.

Yoro SOW

Source : L’Inter De Bamako

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