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Somabis : Une usine qui évolue dans la clandestin à Bacodjicoroni

Installée dans un garage, sans aucune plaque d’identification, l’usine Somabis évolue sans doute dans la clandestinité. D’où la fronde des citoyens du quartier Bacodjicoroni, face au silence des autorités compétentes.

La Société malienne de biscuit (Somabis) est dans le collimateur d’un groupe de citoyens du quartier Bacodjicoroni qui dénoncent l’emplacement de l’usine. Mieux, certains travailleurs de la société sont prêts à mettre à la disposition des services chargés de la sécurité alimentaire des informations qui expliquent les conditions de fabrication des biscuits Sahara commercialisés sur le marché malien.  Les raisons de cette fronde sont multiples. «L’usine Somabis ne doit pas être installée dans le quartier résidentiel. Car, il y a du gaz qui sort en fumée abondante. Sans oublier le grand bruit qui dérange et empêche les habitants de dormir», a déclaré un des porte-paroles du groupe des frondeurs.

Après vérification, nous avons pu nous procurer un sachet de biscuit Sahara fabriqué par la Somabis, mais l’adresse indiquée pour le siège social est le quartier du fleuve, rue 306. Alors que dans la pratique, c’est au quartier Bacodjicoroni que l’usine est installée et fabrique les biscuits Sahara. Malgré les multiples tentatives des vieux du quartier de ramener le promoteur de l’usine Somabis, Moussa Djigué, à la raison, rien n’a changé : l’usine continue de tourner.

En plus de l’emplacement de l’usine que ce groupe de citoyens frondeurs conteste, il y a les conditions de travail des agents qui laissent à désirer. «Nous sommes mal payés. Nous travaillons le matin de 8 à 16 heures et la nuit de 0 heure à 8 heures du matin pour une somme de 2000 Fcfa. Et c’est jusqu’à une semaine que tu perçois ton gain. Nous pensons que nous fournissons plus d’effort que ce qu’on nous donne. Le promoteur nous maltraite et nous considère comme des esclaves»,  a témoigné un travailleur de Somabis, sous le couvert de l’anonymat.

Et à un autre d’ajouter : «Contrairement aux ingrédients mentionnés sur le sachet de Sahara biscuit : farine de froment, lait en poudre, arome vanille, poudre à lever, c’est de la publicité mensongère».

Pire, en dehors des Sapeurs pompiers qui font parfois le tour pour le chargement du gaz, aucun service technique n’est visible dans l’usine. Ce qui est une des preuves palpables du caractère clandestin de l’usine Somabis à Bacodjicoroni.

Nos tentatives de rencontrer son promoteur sont restées vaines. Idem pour la mairie de la Commune V, où nous n’avons pas pu avoir d’interlocuteur. À suivre !

 

Soufi MAHAMANE

SourceLe Katois

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