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PRESIDENTIELLE AU SOUDAN : L’opposition se dresse contre la candidature de Oumar El-Béchir

L’opposition soudanaise dénonce la décision du parti au pouvoir depuis 1989 de présenter Oumar El-Béchir comme le candidat de leur parti en 2020 pendant que la constitution en vigueur limite le nombre de mandats à deux. L’opposition juge inacceptable que le président au pouvoir viole cette constitution en vigueur en voulant briguer un troisième mandat.

Sudan’s president Omar Hassan Al Bashir leaves the Conference Center after the closing session of the 20th Arab League Leaders Summit in Damascus, Syria, on March 29, 2008.
Photo by Ammar Abd Rabbo/ABACAUSA.COM
(Pictured : Omar Hassan Al Bashir)

Devant la volonté du président au pouvoir depuis 1989, Oumar El-Béchir, à briguer un nouveau mandat en changeant la constitution du pays, l’opposition se montre plus déterminée que jamais contre un tel projet de celui qui a passé près de 30 ans à la tête de l’État. En clair, l’opposition ne veut plus admettre cette monopolisation du pouvoir et rejette du coup toute révision du texte fondamental de la République.

On se rappelle qu’au cours de la semaine dernière, le congrès national de la Choura, parti au pouvoir, avait déclaré, à travers son chef du conseil consultatif, Kabashor Koko, « vouloir engager les démarches nécessaires pour permettre au président soudanais de se présenter une nouvelle fois ». Cette annonce de la présentation du président El-Béchir comme candidat à sa propre succession en 2020 surchauffe les esprits au Soudan.

Cette volonté va à l’encontre de la constitution en vigueur depuis 2005, laquelle limite le nombre de mandats à deux. Notons qu’en 2010 et 2015, les élections prévues ont été toutes boycottées par l’opposition. Alors, chacun attend impatiemment 2020 pour faire face à l’élection présidentielle. Mais cette déclaration du parti présidentiel laisse croire que Oumar El-Béchir n’est pas prêt à respecter la constitution en abandonnant le pouvoir.  Cette volonté est dénoncée farouchement par tous les partis d’opposition, notamment la Oumma de Sadek al-Mahdi, la RNM de Ghazi Salah al-Din ainsi que le mouvement rebelle Justice et Égalité qui juge cette volonté, révisionniste, de massacre constitutionnel.

Rappelons que, depuis 2009, le président Oumar El-Béchir est accusé de crime de guerre et de crime contre l’humanité suite aux événements tragiques qui se sont déroulés lors de la guerre au Darfour.

Fousseni TOGOLA

Source: Le Pays

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