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Pr. Tiemoko Sangaré, ministre des Mines : “C’est de notre responsabilité d’organiser le secteur de l’orpaillage au Mali, même si cela semble déranger ou inquiéter certains…”

C’est ce qu’a dit le ministre des Mines, Pr. Tiémoko Sangaré. C’était le jeudi dernier, au ministère du Commerce, lors du point de presse hebdomadaire organisé par le ministre du Commerce, porte- parole du gouvernement, Abdel Kader Konaté. Au cours de ce point de presse, Pr. Tiémoko Sangaré a annoncé l’organisation de la 7è édition des journées minières et pétrolières et a rappelé l’importance du secteur minier pour le Mali, mais aussi et surtout les défis auxquels ce secteur est confronté.

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La 7e édition des journées minières et pétrolières du Mali est prévue du 21 au 23 novembre prochain à l’hôtel de l’Amitié de Bamako. Objectif, valoriser  le potentiel minier et pétrolier du Mali. Conférences-débats et expositions des acteurs miniers, sont les activités phares qui marqueront ces journées minières et pétrolières, lesquelles enregistreront la participation de plusieurs grands pays miniers d’Afrique et d’ailleurs dont le Canada, l’Allemagne et la France.

Le Mali est  un pays minier et pétrolier par excellence. Outre les 10 mines d’or  actuellement en exploitation, le Mali dispose de 900 000 km de bassins sédimentaires. Il s’agit d’un potentiel qui mérite d’être connu à travers des rencontres comme les journées minières et pétrolières, afin d’attirer les investisseurs vers le Mali.

Selon le ministre Sangaré, l’importance du secteur minier n’est plus à démontrer au Mali. Les 10 mines d’or industrielles en exploitation injectent, annuellement, environ 300 milliards FCFA  dans le trésor public. Pour le ministre des Mines, contrairement à ce qu’on raconte, le Mali a un contrôle réel sur la production industrielle de son or et il “n’y a pas de fraude possible dans le secteur industriel”. Le ministre a rappelé que  les mines d’or produisent en moyenne  50 tonnes d’or  par an.

Le problème, dit-il, c’est au niveau de l’orpaillage où,  il n’y a pas de statistiques officielles sur la quantité d’or produite et vendue par les orpailleurs. Le Mali connait des pertes immenses dans l’orpaillage qui échappe aux impôts. Plus grave, on ignore qui fait quoi dans les sites d’orpaillage au Mali. “Qui sait si c’est  l’or issu de l’orpaillage qui sert à financer le terrorisme au Mali”, s’interroge le ministre des Mines.

Face à cette situation, le ministère a pris des mesures pour organiser ce secteur dans l’intérêt et la sécurité des Maliens en instituant la “carte d’accès aux sites d’orpaillage” au Mali. L’obtention de cette carte d’accès est obligatoire pour tous ceux qui veulent travailler sur les sites d’orpaillage au Mali. Mais cette décision du ministre est décriée par les responsables de la Chambre des mines du Mali qui la considèrent comme un empiètement sur leur domaine d’intervention.

“C’est de notre responsabilité d’organiser le secteur d’orpaillage au Mali, même si cela semble déranger ou inquiéter certains”, a conclu le ministre des Mines en guise de riposte à ses détracteurs. Depuis sa création, la Chambre des mines du Mali peine à mettre de l’ordre dans l’orpaillage qui prend de l’ampleur au Mali. Toutes choses qui justifient l’intervention du ministère des Mines.

 

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