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Libération intellectuelle et politique de l’Afrique: des experts éclairent sur les nouveaux défis

Les humanités africaines ont incontestablement contribué à la libération intellectuelle et politique de l’Afrique et de la diaspora. Pour qu’il en soit toujours ainsi, le Premier ministre, Abdoulaye Idrissa MAIGA, a appelé les hommes et les femmes des sciences à jouer pleinement leur part de responsabilité en matière de réflexion et de production de savoir et de savoir être. C’était le mercredi 28 juin dernier, dans l’après-midi, à l’hôtel Salam, à la faveur de la cérémonie d’ouverture de la conférence africaine des humanités qui se déroule sur quatre jours.

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Elle a enregistré la présence du ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Assétou Founé SAMAKE Migan, et de plusieurs membres du gouvernement. On y notait également la présence du Coordonnateur général de la Conférence africaine des humanités, l’ancien ministre, Adama SAMASSEKOU ; du président du Comité scientifique, le Pr Issa N’DIAYE ; du président de la commission d’organisation, le Pr Macki SAMAKE et des experts venus de plusieurs pays africains.
Le Coordonnateur de la Conférence africaine des humanités, Adama SAMASSEKOU, a chaleureusement remercié les sommités africaines qui prennent part à cette rencontre afin de contribuer à peaufiner le message de l’Afrique qui sera porté à Liège. « Les humanités constituent pour nous des remparts contre les avatars actuels qui nous conduisent vers la déshumanisation », a-t-il dit. Pour lui, l’Afrique a un rôle capital à jouer dans la construction des humanités. Elle est le bastion de l’entraide, de la solidarité et des cultures millénaires comportant de fortes originalités enrichissantes.
Il a soutenu que les esprits imminents présents contribueront à la renaissance des sciences humaines en Afrique.
Selon le doyen SAMASSEKOU, l’urgence d’une mobilisation pour les humanités en Afrique se pose aujourd’hui avec acuité. Il a noté que les territoires sont anciens et en perpétuelle mutation et que les langues sont affectées par les mutations technologiques. Avant de préciser que la conférence de Liège ne se limitera pas uniquement aux communautés scientifiques.
Enfin, le coordonnateur de la Conférence africaine des humanités a déclaré que la commission d’organisation a espoir face aux efforts du président de la République, des ministres de l’Enseignement supérieur et de la Culture que des recommandations pertinentes sanctionneront les quatre jours de conclave.
Le représentant de la sous-directrice de l’UNESCO, le Dr John CROWLEY, a focalisé son intervention sur le rôle de son organisation pour les humanités et sa contribution dans l’organisation des présentes conférences africaines et mondiales des humanités. Selon lui, ces conférences constituent un parcours ambitieux pour renforcer le rôle des humanités dans ce monde contemporain.
Les principaux thèmes issus des principes fondamentaux de cet humanisme feront l’objet des réflexions, à savoir : migration et conflit ; langues cultures et éducation ; les manuscrits de Tombouctou : entre recherche du passé et dévoilement d’une culture intellectuelle ; démocratise crise institutionnelle et radicalisme religieux ; les langues africaines à l’heure du numérique ; démocratie et visions africaines du futur.
Le Premier ministre a interpellé les hommes et les femmes des sciences par rapport à leur responsabilité, car leurs réflexions permettront de produire la contribution des Africains à la conférence mondiale des humanités qui se tiendra à Liège en Belgique. Il a, au passage, paraphrasé Amadou Hampaté BAH qui disait à propos de la culture : « Elle constitue pour nous le point d’ancrage et de référence qui permet de savoir qui on est et d’avancer sur des routes nouvelles sans pour autant perdre l’équilibre et son identité… »
Pour lui, les humanités africaines ont incontestablement contribué à la libération intellectuelle et politique de l’Afrique et de la diaspora.
La Conférence africaine des humanités vise entre autres à : contribuer à la Conférence mondiale par des communications de haut niveau ; favoriser l’émergence d’une vision africaine du devenir des sciences humaines issue d’une large consultation, qui puisse être portée devant la Conférence mondiale pour en influencer les conclusions ; souligner l’importance stratégique des Humanités face aux défis actuels du monde ; participer à la refondation des institutions de recherches stratégiques sur les politiques publiques en Afrique en l’inscrivant dans les agendas de l’Union africaine et des États membres.
Aussi, cette rencontre africaine sera l’occasion d’amener les chercheurs du continent à apporter aux décideurs politiques un éclairage nouveau sur les défis actuels du continent ; d’en montrer, au-delà de leur complexité, les clés endogènes d’analyse et de compréhension, susceptibles d’esquisser des stratégies alternatives aux politiques menées jusqu’ici et qui ont atteint aujourd’hui leurs limites ; d’offrir des alternatives aux blocages et impasses actuelles sur les questions de choix de politiques, de stratégies économiques, institutionnelles et autres.
Les sous-thèmes qui seront débattus au cours de la conférence sont : Langues, Cultures et Éducation : héritages culturels, écoles coloniales et blocage linguistiques, savoirs endogènes et locaux, éducation et besoins de connaissances universelles ; les nouveaux défis liés à l’ère du numérique. Histoire, Territoires, Migrations et Conflits : traditions anciennes et déplacements, migrations intra et inter États, conflits et chocs identitaires, exploitations des ressources et migrations internationales. Démocratie, crises institutionnelles et radicalisme religieux.

PAR MODIBO KONE

 

Source: info-matin

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