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Le professeur, Clément Dembélé libéré mais reste à la disposition de la justice

Présenté, ce vendredi matin, au procureur de la république près du tribunal de première instance de la commune 1 pour trouble à l’ordre publique et appel aux forces de sécurité à désobéir à leurs hiérarchies, le président de la plateforme de la lutte contre la corruption et le chômage est rentré libre chez lui mais devra être auditionné une seconde fois le 1er juillet prochain.

Enlevé le 9 mai dernier dans son quartier, Banconi Djanguinèbougou, par des hommes cagoulés et armés, selon les témoins, le professeur Clément Dembélé était introuvable jusqu’au mercredi 20 mai où les informations ont circulé sur une possible présence au Camp 1 de la gendarmerie de Bamako. Ensuite il a été présenté, selon ses proches, au procureur de la commune 3 qui se serait déclaré incompétent pour trancher sur cette affaire. C’est ainsi que ce vendredi 22 mai 2020, M. Clément Dembélé assisté par deux avocats, a été présenté au procureur de la commune 1 du district de Bamako.

Après une audience de plusieurs heures sans public, c’est aux environs de 13h que M. Dembélé et ses avocats sont sortis du tribunal sous l’acclamation de ses nombreux partisans venus pour assister à l’audition et le soutenir.

Selon l’un de ses avocats, il lui est reproché d’avoir attenté à l’ordre public et à incitation des forces de sécurité à la révolte contre leurs hiérarchies sur la base d’une vidéo publiée sur sa page facebook. Selon toujours le même avocat, après l’avoir entendu, le procureur a décidé de faire libérer leur client en attendant une deuxième audience prévue pour 1er juillet prochain.

L’homme de droit a ajouté que ni le lieu de détention, ni l’identité des personnes, qui détenaient le Professeur Clément avant son transfert au camp 1, ne figurent dans le dossier transmis à la justice, malgré que des sources officieuses l’attribuent à la DGSE. Pour Me Doumbia, cette manière d’agir porte un énorme coup à la démocratie et à l’état de droit dans notre pays mais estime que c’est un autre combat qui doit être mené à part.

En ce qui concerne le professeur lui-même, il a dû feinter la foule pour sortir du tribunal, c’est arrivé à son domicile qu’il a remercié, depuis le balcon, toutes les personnes qui l’ont soutenu depuis le début de cette histoire. Et avec un peu d’ironie, il a expliqué à la foule ce que la justice lui reproche tout en affirmation qu’il fait confiance à cette justice et qu’il reste à la disposition de celle-ci.

S.Guindo, stagiaire

Malijet

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