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La levée des sanctions imposées au Mali par la CEDEAO est liée à la nomination d’un Premier ministre civil

La levée des sanctions imposées au Mali suite à la prise du pouvoir par le Comité national pour le salut du peuple (CNSP) est désormais liée à la nomination d’un Premier ministre civil, ont déclaré les responsables d’une mission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) lors d’un point de presse animé ce vendredi après l’investiture du président de transition malien.

« La mission a pris acte de la nomination de Bah N’Daw. Elle le félicite. Suite à cela les sanctions seront levées lorsqu’un premier ministre civil sera nommé », a annoncé M. Jean-Claude Kassi Brou, président de la Commission de la CEDEAO lors de ce point de presse.

« La CEDEAO n’a pas de problèmes que des militaires servent dans le futur gouvernement de transition », a indiqué M. Goodluck Jonathan, médiateur principal de l’organisation sous-régionale dans la crise malienne.

« Par rapport à la Charte de transition, la CEDEAO n’a pas à dicter aux Maliens la manière par laquelle le pays va être dirigé. Mais si la CEDEAO et le Mali veulent que ce qui est proposé soit accepté, il faudrait s’aligner sur le modèle international », a indiqué M. Jonathan.

Pour M. Brou, l’objet de la mission était d’évaluer les progrès enregistrés en vue d’un retour à la normale au Mali. « Lors de cette mission, la délégation s’est fortement préoccupée des personnes civiles et militaires de l’ancien régime », a-t-il souligné.

Arrivée mercredi à Bamako pour le suivi des recommandations de la CEDEAO sur la transition malienne, la délégation de M. Jonathan a pu rendre une visite à l’ancien Premier ministre Boubou Cissé et l’ancien président de l’Assemblée nationale Moussa Timbiné, toujours détenus à Kati, sans parvenir à obtenir leur libération immédiate.

Le président de transition du Mali Bah N’Daw et son vice-président, le colonel Assimi Goïta ont prêté serment ce vendredi et ont été installés dans leurs fonctions par la Cour suprême du Mali.

Selon la Charte de transition adoptée par quelques 500 représentants des forces politique du Mali, le président de transition doit nommer un Premier ministre pour former un gouvernement de transition, composé d’au maximum 25 membres.

Source : BAMAKO, 25 septembre (Xinhua)

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