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Kalaban-coura : Un litige foncier oppose Diba Magassa aux jeunes de Sabalibougou

A Kalaban-coura (côté contigu à Sabalibougou), la construction de la parcelle X1 oppose le nouveau propriétaire Diba Magassa à certains jeunes de Sabalibougou. Ceux-ci estimant que l’endroit est réservé pour le passage des habitants contestent la construction du lieu.

Tout est parti du premier lotissement effectué sur le lieu il y a environ plus d’une vingtaine d’années. Le vieux dogon, dont nous tairons le nom qui témoigne avoir occupé l’endroit, annonce avoir acheté sa parcelle depuis le temps de Moussa Traoré. Il précise avoir acheté cette parcelle avec le chef du village. « Je suis parmi les premiers occupants d’ici. Je suis la première personne à avoir construit une maison en ciment dans ce périmètre. Toutes les maisons que vous voyez ici ont été construites sous mes yeux. C’est nous qui avons cotisé pour qu’il y ait de lotissement dans cet endroit du quartier », révèle le vieux. S’exprimant toujours sur l’histoire, le dogon maintient avoir fait beaucoup d’années sur la parcelle X1 qui fait l’objet de mésentente aujourd’hui. « Les deux soubassements que vous voyez sont mes soubassements. J’avais construit deux maisons ici. J’ai presque eu tous mes enfants étant dans les deux maisons. Cela a trouvé qu’il n’y avait que quelques maisons seulement aux alentours. Lors des lotissements, faits à l’époque par la mairie de Kalaban-Coura, on m’a obligé à quitter ma parcelle sous prétexte que l’endroit sera transformé en une route pour la facilitation des mobilités pour les populations de Sabalibougou et celles de Kalaban-spontané »,rapporte la victime. Mais par surprise, indique-t-il, « on a été étonné de constater que le même endroit ait été vendu à une autre personne, quelques années plus tard .Ce alors que la mairie m’avait astreint de céder l’espace pour une cause publique ».Moussa Camara et d’autres jeunes de Sabalibougou ont été une fois détenus à la gendarmerie de Kalaban-Coro dans la même affaire. Connaissant bien l’origine de l’histoire, les jeunes de Sabalibougou se sont levés pour dire « non » à la construction de ladite parcelle. « C’est la société civile et la coordination des associations de Sabalibougou et d’autres mouvements qui militent pour que la parcelle puisse être conservée en tant que lieu de passage pour des populations. Nous n’avons pas de route pour passer », a-t-il renchéri. D’après lui, c’est la mairie de la commune V qui a vendu la parcelle X1 après que le vieux ait quitté l’endroit.

« Pour la première fois, la mairie l’avait vendu à une première personne qui, par la suite, s’est chamaillée avec le vieux dogon. Quand ils ont vu que cela n’a pas marché, ils ont encore attendu jusqu’à un autre moment pour vendre la parcelle à une autre en la personne de Diba Magassa », martèle Moussa Camara. « Vu que nous nous (jeunes de Sabalibougou) étions opposés à la construction de ladite parcelle, le 3ème adjoint au maire de la commune V, Adama Sangaré nous a appelé en tentant de trouver un consensus ».A la mairie de la commune V, les jeunes ont simplement demandé au nommé Diba Magassa d’arrêter la construction de l’espace, en attendant des vérifications à savoir : si l’espace en question reste toujours réservé pour une voie publique, ou si ça reste comme parcelle. « Entre-temps, Diba s’est mis à construire la parcelle après notre arrivée de la mairie. Les jeunes sont allés casser sa construction. Diba a fait un soi-transmis sur moi et deux autres jeunes (Bema et Abdoulaye dit Blo).Pour notre libération, les gendarmes de Kalaban-Coro ont fait 200.000F à Abdoulaye dit Blo.C’est fait cette année », explique Moussa Camara, membre de la société civile et de la coordination des associations de Sabalibougou. Aussi, il souligne que les gendarmes leur ont envoyé devant le tribunal de la commune V, compte tenu de la complexité du dossier. Et d’ajouter : « Les juges nous ont dit que seul le tribunal administratif peut obliger le nouveau propriétaire, Diba Magassa, à arrêter la construction du lieu. C’est ainsi que Diba est venu recommencer son travail ». En clair, Moussa Camara et ses camarades estiment que la construction de la parcelle est « anormale, puisqu’il n’y a presque pas de voie pour le passage des gens ».

Mamadou Diarra

Source: LE PAYS

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