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Insécurité au centre du Mali : Dan Ambassagou voudrait tenir jusqu’au bout !

La situation explosive qui sévit au centre de notre n’est plus à démontrer depuis plus de deux ans. Cette zone géographique, allant de Ségou jusqu’au Douentza en passant par la frontière avec le Burkina Faso, constitue un nid de bandits, de malfrats et surtout de communautés qui comptent assurer leur survie, ce qui serait légitime, vu l’absence notoire de l’Etat.

Par nos contacts, nous avions appris que le 21 novembre 2018, à 17h30 mn, à 03 km de la  ville de Koro, environs 350 combattants affiliés à Youssouf Toloba du groupe armé dogon Dan Ambassagou seraient identifiés par des sources sécuritaires. Avec cinq (05) véhicules pick-up et 164 motos seraient aussi identifiés. Le chef de cette communauté s’était engagé à sensibiliser ses éléments et à faciliter un cadre de paix dans la région.

 

Selon les recoupements auprès des responsables du mouvement Ambassagou, les opérations sur le terrain pour la défense des communautés dogon se poursuivraient jusqu’à la fin des nouvelles réformes du gouvernement en malien en 2019. Par un constat effectué sur place, confirment nos sources, plusieurs dogons originaires du Burkina FASO, feraient partie des nouveaux combattants arrivés et qui tenteraient de se faire entendre.

 

Certains responsables des combattants affirmeraient être en négociations avec le premier ministre Soumeylou Boubèye Maiga pour leur intégration dans l’armée malienne, au même titre que les groupes armés du Nord. Contacté par notre rédaction, le Premier Ministre n’a pas donné suite à nos questions. La situation est extrêmement tendue dans les localités environnantes. Pour éviter tout affrontement qui pourrait tourner au carnage, les forces de Défense feraient face à des restrictions.

 

La 5ème région se voit vider d’habitants, des déplacements en masse des populations Peulh  sont constatés. L’armée, de façon cadencée, procèderait à des patrouilles aériennes pour dissuader les combattants. Le Commandant de zone aurait demandé l’implication des autorités afin d’éviter l’irréparable dans les jours à venir.

 

L’ancien premier ministre Moussa Mara anticipe même sur un changement de méthode dans la zone. Loin d’approuver les options militaires qui sont mises en œuvre, il estime que cela aggraverait la situation : « Hier, c’était aussi un engagement sécuritaire tous azimuts, accompagné d’un discours martial et guerrier se traduisant par le déploiement de forces lourdes, statiques, occupées à se protéger. »

Il faut aller vers une désescalade de la violence qui surgit un partout au pays.

 

Source:  Figaro Mali

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