Adama Ben Diarra épingle les autorités maliennes qui ont peur de la France

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GESTION DES DENIERS PUBLICS : QUE COMPRENDRE DE LA RELATION OCLEI-UNTM?

En effet le cadre institutionnel de la gouvernance et de la lutte contre la corruption au Mali est constitué d’acteurs qui, chacun dans son domaine de compétence, doit concourir au développement économique et social. C’est pourquoi le recrutement, la promotion et la valorisation des ressources humaines devant animer toutes ces institutions et structures doivent se faire sur des bases saines telles que la compétence, l’intégrité, l’honnêteté , responsabilité,   et  le patriotisme de sorte que chaque personne désignée sache qu’elle est à ce niveau pour servir ses compatriotes et non pour s’enrichir au détriment du pays.

l’UNTM dans sa stratégie a déjà déposé un autre préavis de grève de 05 jours sur la table du gouvernement dont le mot d’ordre doit être déclenché à partir du 14 décembre prochain. Si diverses raisons sont avancées par le Secrétaire Général de l’Union Nationale des Travailleurs du Mali pour justifier cette grève, les plus avertis savent qu’il s’agit d’une pression exercée sur les autorités de la Transition en vue de bloquer l’Office Central de Lutte contre Enrichissement Illicite (OCLEI) dans ses élans.

En effet, comme doléances, l’UNTM exige, entre autres, le règlement des droits des compressés et des partants volontaires à la retraite ; l’octroi à tout le secteur privé du bénéfice des acquis signés entre le CNPM et l’UNTM sur les augmentations ; un traitement d’égalité entre les travailleurs d’un même niveau de formation ; l’intégration des enseignants communautaires dans la fonction publique des collectivités et ; l’arrêt immédiat des activités, qu’elle qualifie d’ illégales, de l’Office Central de Lutte contre Enrichissement Illicite.

A vrai dire, tout le problème de cette centrale réside en ce dernier point, même si beaucoup de gens s’étonnent de cela de la part d’un responsable syndical qui aurait dû lui-même exiger, selon eux, la création d’une telle structure, ne serait-ce que pour améliorer la gouvernance du pays afin d’impacter positivement sur le traitement et les conditions de vie et de travail des fonctionnaires ! Mais pour l’UNTM, la loi qui l’a créé ne respecte pas les principes de lutte contre la corruption dans le fond comme dans la forme.

Selon un responsable de l’UNTM, « cette loi donne plutôt l’impression d’être un organe judiciaire qu’administratif, touchant plus les fonctionnaires que les hauts responsables comme les ministres, les présidents d’institutions de la République ou encore les députés. » Pour l’UNTM, notre pays à déjà des structures existantes qui luttent contre la corruption, qu’il faut juste renforcer. « Il y a suffisamment d’arsenal juridique pour sanctionner ou punir les fonctionnaires. A commencer par les différents statuts qui les régissent, en plus du code du travail où il est prévu des sanctions jusqu’à la radiation. Notre pays a assez d’instruments juridiques que de passer par des organes beaucoup plus politiques », pense-t-on du côté de l’UNTM.

Une position tranchée que contestent beaucoup de nos compatriotes qui trouvent des contradictions dans les arguments avancés par Katilé lui-même, qui pense que la centrale qu’il dirige a fait preuve de compréhension et de patience sous l’ancien régime à cause de la situation difficile du pays et la crise sanitaire due à la pandémie du Covid-19. Ces problèmes et autres difficultés soulevés par le secrétaire général de l’UNTM étant encore entiers, ils trouvent donc un (…)

ALPHA C. SOW

NOUVEL HORIZON

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