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Entre janvier et juillet 2021: Human Rights Watch dénombre plus de 420 civils tués

De janvier à juillet 2021, plus de 420 civils tués et des milliers de personnes chassées de leurs maisons. Ces chiffres sont issus du nouveau rapport de Human Rights Watch publié hier, mercredi 11 août 2021. Le document précise qu’il s’agit du bilan des attaques au Niger, au niveau des frontières avec le Mali et le Burkina Faso. Les organisations de défense des droits humains condamnent ces abus. Elles invitent aussi les autorités à intensifier leurs efforts pour protéger les villages vulnérables.

Près d’une dizaine d’attaques ont eu lieu au Niger, près des frontières du Mali et du Burkina Faso. Des civils ont été exécutés par des combattants islamiques avec leurs maisons et greniers brûlés. Ces informations sont rapportées par des témoins cités dans le rapport de Human Rights Watch. Des chefs de village, des leaders religieux, des personnes handicapées et de nombreux enfants sont parmi les personnes tuées.

Human Rights Watch estime ainsi que les pays frontaliers doivent collaborer pour mieux protéger les civils contre les attaques dans la zone. Le rapport recommande aussi d’établir des réseaux d’alerte précoce et de réduire le temps de réponse des armées aux menaces des villages. La création de comités composés notamment de civils et de forces de sécurité est aussi proposée par l’organisation. L’objectif est d’identifier les besoins urgents en matière de protection et d’y répondre, précise le document.

Ce rapport est publié dans un contexte tendu au centre et au nord du Mali. A Ouatagouna, dans la région de Gao, une attaque contre des civils a fait une cinquantaine de morts cette semaine. Un drame qui a provoqué le déplacement de nombreux habitants de la localité dans la ville d’Ansongo.

L’association malienne des droits de l’homme (AMDH) invite les autorités du Mali à changer de stratégie de lutte pour épargner la vie des civils dans la zone des trois frontières. Selon le président de l’association malienne des droits de l’Homme, Me Moctar Mariko, il faut un renforcement de confiance entre les forces de sécurité et les populations afin de mettre fin à ces exactions.

“Les groupes djihadistes étaient dans les coins de la brousse, mais aujourd’hui ces groupes sont confondus avec la population civile. Tant qu’il n’y aurait pas cette confiance entre les populations et les forces de sécurités, cette lutte sera très longue et très périlleuse pour nos populations civiles. Je me réjouis aujourd’hui parce que toutes les exactions ne sont pas des armées de nos pays. Cela voudrait dire que nos armées sont devenues des armées professionnelles. Il est temps maintenaient que les forces internationales mettent à disposition des renseignements cohérentes’’, a-t-il indiqué au micro de studiotamani.

La Rédaction

Source: LE COMBAT

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