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ENSEIGNANTS ET CANDIDATS, À PROPOS DU DEF 2020 : ENTRE OPTIMISME ET SCEPTICISME

Les candidats au Diplôme d’Études Fondamentales (DEF), surtout ceux des écoles publiques, ont-ils acquis les connaissances nécessaires pour faire face aux épreuves qui leur ont été proposées ?  Des enseignants et leurs élèves ont répondu à la question.

 

M. Moussa Dembélé candidat à l’école A du centre de Kangaba :  

« Nous avons passé un long moment à la maison, suite à la grève   des enseignants. C’est pourquoi, le programme n’a pas été épuisé. Mais grâce au courage de nos enseignants qui nous font faire beaucoup d’exercices, je pense sincèrement que nous sommes prêts pour les épreuves du Diplôme d’Études Fondamentales (DEF). »

M. Chaka Diarra, Chargé de cours de Biologie, école C de Kangaba: ”Il ne faut pas compter sur l’aide des surveillants”

« En réalité le moral est au talon car le découragement se fait sentir un peu. On peut dire sincèrement que l’année scolaire 2019-2020 s’est bien passée même si les résultats du premier trimestre ont été mauvais. Il y a aussi un fait psychologique qui a découragé plus d’un : c’est d’avoir en permanence    l’idée que l’année serait « blanche ». Un conseil aux candidats : il faut être correct dans la salle d’examen, se concentrer et surtout ne pas compter sur l’aide des surveillants. »

Ibrahim Konaté, candidat école A : ”Mon admission est une certitude”

« Je suis content du fait que l’« année blanche » ait été évitée. Je suis fier, courageux et prêt pour les épreuves. Mon admission au DEF est une certitude. Je demande à mes camarades d’être courageux et intelligents’’ 

Clefouné Sanogo, candidate à Sénou :  ”Prête pour « cogner » le DEF”

« La grève nous a fait perdre trop de temps !’’ Nous avons même pensé qu’il n’y aurait pas de DEF cette année. Mais grâce aux récents cours et des révisions après la grève des enseignants, nous sommes très prêts pour « cogner » le Diplôme d’Études Fondamentales (DEF).»

Yaya Diarra, candidat : ”Nous ferons notre devoir ! “

« Les candidats, nous avons le même objectif : passer en classe supérieure. Nous sommes prêts et allons tout faire pour obtenir le Diplôme d’Études Fondamentales (DEF). C’est notre devoir et nous le ferons.’’

M. Abdoulaye Traoré, enseignant lettre Histoire et Géographie : ”Les élèves n’ont jamais été prêts”

« Nous sommes en séance de révision, bien   que les programmes ne soient pas épuisés, mais on a pu faire le peu qu’on peut. Malgré cela, les élèves ne seront jamais prêts. »

M. Sabary Tiénou, enseignant au Groupe scolaire Soundjata Kéita de Kangaba : ”Nous sommes en retard”

« Je suis un peu inquiet à cause des nombreuses grèves qui ont marqué l’année scolaire. Ce n’était pas facile d’achever le programme, mais on fait l’essentiel avec l’appui du Ministère de l’Éducation Nationale qui avait décidé de donner des cours à distance. Même si cela n’a pas favorisé beaucoup des élèves, notamment dans les localités reculées, certains ont quand même bénéficié. Si les sujets sont   sur les deux (02) premiers trimestres, les enfants auront une porte de sortie. Dans le cas contraire, ils auront d’énormes difficultés. »

M. Sayon Camara, Professeur de Mathématiques, 2ème cycle au Groupe scolaire de Kella”Les candidats peuvent réussir”

« On a donné un temps pour récupérer le retard consommé par la grève. Après deux (02) mois de cours de rattrapage, les élèves doivent être en mesure de réussir l’examen du Diplôme d’Études Fondamentales (DEF). Je demande à tous les élèves de travailler dans la sincérité pour donner le bon exemple. Je dis bonne chance à tous les candidats. »

Birawé koné M. Maître de français Kangaba D : ”Je suis optimiste

« Par rapport à l’examen de cette année, nous les enseignants ont donné l’essentiel malgré les perturbations des cours. Moi en tant que maître de français, je suis parvenu à faire la lettre ordinaire, la lettre administrative, la dissertation et les simples sujets comme le récit… En grammaire, il me reste deux (02) leçons qui n’ont pas été faites. En histoire et géographie j’ai fini avec ce programme. Et je suis conscient de ce que j’ai donné à mes élèves. Ils sont prêts pour l’examen… »

Rokia Kouyaté, candidate au DEF : ”Ce n’est pas facile”

« Je suis prête pour l’examen malgré les multiples grèves. J’ai pu comprendre les leçons grâce aux brochures et annales et j’ai le sentiment que je vais réussir cet examen, Inchallah !  La rédaction, la géographie et la dictée questions étaient abordables mais l’histoire demandait beaucoup de réflexion et de niveau pour répondre. Et vous savez, on n’a pas beaucoup étudié ces deux (02) dernières années. En tout cas, je dis à mes camarades d’apprendre leurs leçons car l’examen n’est pas facile, surtout pour une première fois. » 

M. Seydou Samaké, Directeur du second cycle A de Kangaba, président d’un Centre : ”Je prie pour les candidats”

« Les programmes ne sont pas totalement finis. J’espère que l’état aussi va songer à cela dans le choix des sujets. Les sujets de ce matin sont venus sur les leçons exécutées. Mais, en réalité, les sujets étaient difficiles surtout l’épreuve d’Histoire. Il fallait comprendre le français pour pouvoir s’en sortir. Il faut par ailleurs reconnaitre que les enseignants ont fait de leur mieux. J’ai cinquante-huit (58) candidats dans mon école et prie pour leur réussite. »

Abdoul Karim SANOGO

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